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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 13:43
Collection Vents Contraires / VOIX éditions

202 pages ; format 13,5 x 21 cm ;
Prix : 22 euro (port inclus)
Commande à : Alain Helissen
53 rue de l’Entente 57400 Sarrebourg
(règlement par chèque à l’ordre d’Alain Helissen)
 
 
Présentation par l’auteur
 
L’acrostiche :
Faisceau de convergences sémiques ou thèmes elles peuvent varier à l’intérieur d’une même série restauration factice de la phrase enseigne amusée
Leur répétition implique l’altérité qui devient positive et porteuse de sens évolutif
 
Chaque série institue ses propres combinatoires : rythme s rimes ou non, ponctuation effective aléatoire ou absente
Jouer de la trope et de la tropette : dans la série 1 le sonnet 3 ne respecte pas exactement le jeu de l’acrostiche afin de ne pas systématiser la procédure et lui laisser un peu de jeu
Règles sur mesure pour chaque série
 
La tradition de la pointe ou concetto qui donne à chaque sonnet son aspect dramatique (une action ou l’attente d’une action a eu lieu)
Ce qui tire l’écriture poétique vers l’oral, parole ou cri ou râle :
L’autobiographie :texte écrit après un travail de la parole sur le divan et les restes ou reliefs ont été récupérés mis en scènes organisés et canalisés dans le cadre du sonnet corset nécessaire mais non tyrannique car au fil des séries il se distend la distance étant prise avec le matériau souvenir pour en jouer selon les lois jouissives de l’écriture
L’écriture reverticalisante du vers écriture en rythme qui reste fidèle au mouvement éclaté de la parole hâchée syncopée spiralée sur l’horizontal divan :
 
Les paperolles de la 1ere série : jeu (pas toujours dérision) du verbiage commentariste : c’est la relation du poème avec son commentaire qui est interrogée : le but est de faire contre poids avec une certaine gravité
Le commentaire faisant mine de se conformer aux rituels de la représentation n’a même parfois plus de rapport avec le poème pour en épuiser le trop plein figuratif
 
Le chiffre : il s’agit de 14 –quatorze (2 fois les 7 péchés capitEux ?)
Nombre obligé de vers d’un sonnet
Qui se clone : 14 séries de 14 sonnets
Mais aussi déclinaison du patronyme et de paramètres personnels : né un 14 avril et de quatorze glisser phonétiquement sur équateur ligne où s’inverse la gravitation et la lumière puisque il s’agit de traverser cette forme historique du sonnet : l’aspect formel est investi, la forme est pointée parce qu’elle est le rempart à la barbarie mais détricotée parce que sa systématisation étoufferait la voix qui y est accueillie
Autobiographie tant psychique que sensuelle : depuis Du Bellay la forme sonnet montre une subjectivité en recherche : dans Equatorze l’ambition et de montrer une subjectivité (re ?)trouvée
La pudeur : lyrisme retenu et solitude ontologique u-topie éteinte : pas d’image de mon désir c’est la mise en forme qui le représente
La violence : traitement des phrases,   parfois leur contenu,   le souvenir- affect ou au contraire l’insignifiance du propos
Cette violence plus ou moins explicite est aussi celle du conflit entre récit et discours le fil du rasoir et aussi fil conducteur :
 le souvenir (lieu temporel)
 le sonnet forme de ce lieu (qui fixe les épisodes de ce conflit : l’autobiographie –lieux-origines sont les coordonnées qui feront sens , organiseront le texte)
      écriture carbone quatorze qui date ces éclats de vie (chaque sonnet est un bloc d’affects de sons d’images—sensuel et sensé) mais ces corps radioactifs ne livrent pas leur secret : le dernier vers in fine le renforce le désintègre ou encore en suspend la résolution
rien ne serait intelligible ? c’est l’interrogation du rapport au corps au sensible dont chaque sonnet est un exercice et qui montre combien le corps est mal arrimé à l’âme :   ligne de bascule où tout se fragilise ligne du désir l’équateur imaginaire du négatif opératoire
 
jean-luc lavrille

- extraits -

VIII.

massage pris aux plis du lit assagi merci
aspic elle remercie et le train ralentit
se lève se tient raid sur les talons sans un mot
très profondément s'incline message reichen
und es zieht reichen Sie mir das Salz er verbeugt sich
rasch tief und stumm & elle s'en va gicle de rais
bénissons les couilles qui nous ont créé lichens
utiles qui font dans la mer des écriturlures
la presse des molles choses marines à flôt
encor une illusion qui crève besonders
nächtliches Talent bénissons dieu pour l'aventure
confiée à marie est sans mari j'en suis sûr elle
en l'élan caractéristique tic de ceux sans ailes
sortir est l'exil de vivre très loin aux Açores

(...)

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Published by Alain Helissen - dans Collection Vents Contraires
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  • : BLOG de "poésie". Vous y trouverez une présentation des ouvrages d'Alain Helissen mais aussi des ouvrages publiés dans la collection "Vents Contraires" qu'il animait chez VOIX éditions/Richard Meier jusqu'en 2010. Actualités également du cycle de rencontres poétiques "Pontiffroy-Poésie"qu'il coanime avec Vincent Wahl à la médiathèque Verlaine (Pontiffroy) à Metz. Et infos diverses.Liste des recueils et revues chroniqués.Liste d'ouvrages de poésie (d'occasion) mis en vente, Présentation de nombreux livres d'artiste réalisés seul ou, le plus souvent, en duo avec un(e) plasticien(ne).
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