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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 18:35

A partir de chutes de tirage du N° 9/10 de la revue littéraire et artistique FAIX (1983), Alain Helissen a réalisé artisanalement des enveloppes. Une façon de recycler les multiples oeuvres originales créées par plus de 40 artistes spécialement pour cette livraison exceptionnelle qui marqua aussi la fin de la revue FAIX.

2 formats d'enveloppe disponibles : 11 x 22 cm et 11,4 x 16 cm.
Panachage posssible.IMG_6474_1.JPGStock limité.


Vendues par lot de 10 : 3 euros le lot (rajouter le montant des frais de port qui vous sera précisé selon votre commande)

 

Commande et règlement à l'ordre d'Alain Helissen
16 allée de la Champagne
72540 Loué






IMG_6476_1.JPGIMG_6479_1.JPG

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Published by Alain Helissen - dans Actualités
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21 mars 2008 5 21 /03 /mars /2008 15:34

 

Sur le site de la revue CCP, 2ème trimestre 2015.

Le logis des passants de peu de biens précédé de L'âge obscur, François Bordes ; éd.Corlevour

Sanpatri, Sylvie Durbec; éd.Jacques Brémond.

http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-30-3/sylvie-durbec-sanpatri

Sur le site de la revue CCP, N°29, 1er trimestre 2015.

Rien qui se dise, Claudine Gaetzi; Ed. Empreintes.

La part des nuages, Thomas Vinau, Alma éditeur.

Etude sur la poésie contemporaine, Régis Lefort; classiques Garnier.

De la futilité et autres nuits rapportées, Michel Collet, Mathieu Messagier; Médiapop éditions.

Un élastique dans le dos, Alice Popieul; éd. Moires.

Lucien Lucien, Anne Houdy; alice éditions.

http://cahiercritiquedepoesie.fr/ccp-30-1-chroniques-dalain-helissen

 

Sur le site de la revue CCP, 17/12/14

http://cahiercritiquedepoesie.fr/

Fabulaux, Laurent Albarracin; Al Manar.

L'inquiétude de l'esprit ou pourquoi la poésie en temps de crise ?, Collectif; Cécile Defaut.

Carnet d'au bord, Sophie G. Lucas; Potentille.

La fulgurance du geste, Fabienne Swiatly; l'amourier.

Lisières, Mathilde Vischer; p.i.sage intérieur.

 

Sur le site Poézibao, 28/11/14

Vent sacré, anthologie de la poésie féminine amérindienne, Béatrice Machet; Recours au poème (publication en ligne), col. ailleurs

http://poezibao.typepad.com/

 

Dans CCP N°28 (publié en ligne en octobre 2014)

La nudité des pierres, Cécile Oumhani ; Al Manar.

Sous les feuilles, Christian Degoutte ; p.i.sage intérieur.

Vers les riveraines, Alain Freixe ; L'amourier.

Douceur, Jacques Estager et Jean-Luc Meyssonnier ; Lanskine

 

Sur le site Poézibao, 18/06/14

Remarmor, Jean-Luc Lavrille ; Atelier de l'agneau

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2014/06/note-de-lecture-jean-luc-lavrille-remarmor-par-alain-helissen.html

Sur le site Poézibao, 16/04/14

Tournant le dos à, Michaël Glück ; Lanskine.

http://poezibao.typepad.com/poezibao/fiches_de_lecture/

Dans CCP N°27, mars 2014.

Zoom avant, Christophe Stolowicki ; Passage d'encres.

Le paradis de l'oiseleur, Sylvie Durbec ; Al Manar.

La presqu'île électrique, Hélios Sabaté Beriain ; Passage d'encres.

Les heures blanches, Florence Pazzotu ; L'Atelier du Grand têtras.

Frère humain, Sylvie Fabre G. ; l'Amourier.

Les pères fouettards me hantent toujours, Marie de Quatrebarbes ; Lanskine.

L'amour d'Amirat... et Bienvenue à l'Athanée, Daniel Biga ; Le cherche midi et l'Amourier.

Dans CCP N°26, novembre 2013

Bris de langues, Claude Held ; Jacques Brémond.

 Espèces de listes, Pierre Tilman ; Galilée.

Monologue, Ludovic Degroote; Champ Vallon.

Tri, ce long tri, Philippe Blondeau; Henry.

On sait pourquoi les renards sont roux / Ecrire à l'hôpital, Véronique Pittolo; Le Temps des Cerises.

De la contemplation de la page blanche loin de la page blanche, Jacques Roman; Paupières de terre/Isabelle Sauvage.

 

 Sur le site Poézibao, 27 novembre 2013

échantillons-catalogue, Véronique Vassiliou; Le Bleu du ciel

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2013/11/note-de-lecture-v%C3%A9ronique-vassiliou-%C3%A9chantillons-catalogue-par-alain-helissen.html

Dans Diérèse N°59/60, juin 2013

Revue Carré, N°2

La Revue Alsacienne de Littérature, N°117 et N°118, année 2012

Le temps d'ici, Marilyse Leroux, éditions Rhubarbe

 

Dans CCP N°25, avril 2013

Blanche étincelle et Petite Ourse de la Pauvreté, Lucien Suel; La Table Ronde et Dernier Télégramme.

Au ras des pâquerettes et Ecluse de Kembs/Niffer, Charles Pennequin; Dernier Télégramme et Al Dante.

Apartés, Mathieu Nuss; Atelier la Feugraie.

Les marronniers, Ludovic Degroote; Contre-allées.

 

Sur le site  Poézibao, 19 avril 2013

Un jour, je serai prix Nobelge, Jean-Pierre Verheggen; éd. Gallimard.

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2013/04/note-de-lecture-un-jour-je-serai-prix-nobelge-de-jean-pierre-verheggen-par-alain-helissen.html

verheggen-prix-nobelge.jpg

 

Sur le site Poézibao, 25 mars 2013

Où êtes-vous Edward Hopper ? Béatrice Courraud ; éditions Les cygnes

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2013/03/note-de-lecture-o%C3%B9-%C3%AAtes-vous-edward-hopper-de-b%C3%A9atrice-courraud-par-alain-helissen.html

 Sur le site Recours au poème, mars 2013

Revue Mange Monde, N°3 et N°4.

http://www.recoursaupoeme.fr/revue-des-revues/la-revue-mange-monde/alain-helissen

Sur le site Poézibao, février 2013

Le dessin d'une oreille, Rorik Dupuis; éd. l'Atelier de l'agneau.

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2013/02/note-de-lecture-le-dessin-dune-oreille-de-rorik-dupuis-par-alain-helissen.html

Dans Diérèse N°58, février 2013

revue La Grappe, N°83-84;

La poésie contemporaine en bibliothèque / pour la diffusion d'un genre oublié, Etienne Ruhaud; l'Harmattan.

Sur le site Sitaudis, février 2013

Oeuvres poétiques, Tome 1, Patrick Dubost; La Rumeur Libre éditions.

http://www.sitaudis.fr/Parutions/oeuvres-poetiques-de-patrick-dubost-tome-i.php#.UQ4jP_LcB64.facebook

Sur le site Poézibao, décembre 2012

La petite culotte dans la poésie contemporaine, anthologie.

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/12/note-de-lecture-la-petite-culotte-dans-la-po%C3%A9sie-contemporaine-par-alain-helissen.html

Dans CCP, N°24, octobre 2012

Microfilms, Julien d'Abrigeon; Léo Scheer/Laureli

En l'image le monde, Jérémy Liron; La Termitière

Sans maintenant, Manuel Daull ; Dernier Télégramme

Rouge au bord du fleuve, Corinne Hoex ; Bruno Doucey

La tête pas vite, Armand Dupuy ; Potentille

Sur le site de la Maison de la poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines, octobre 2012:

Rivage veuf, de Billy Dranty

http://www.biblioblog.sqy.fr/ici-e-la/rivage-veuf-de-billy-dranty/

Dans L'intranquille N°3, septembre 2012

Les faits durables, Emmanuèle Jawad ; éd. iXe.

 

Dans Diérèse N°57, septembre 2012

La poésie et nous, Jean-Michel Bongiraud ; éd. Corps Puce.

Les enfants de la foudre, Franscesca Y.Caroutch ; éd. Rougerie.

N'en-a-qu'un en Très-Haute-Prudence, Christine Van Acker; les éditions du Chemin de fer

Diagonale du désir, Maria Desmée; éd.Mazette.

Une montagne d'enfance, Sylvie Brès ; La rumeur libre éditions

 

Dans Diérèse N°56, juin 2012

L'arbre à paroles, N°154

Abécéd(romad)aire, la caravane passe, François Laur; Les éditions du soir au matin

Gruppen, N°4

Art & Anarchie, N°2

Nouvelles Hybrides, N°11

 

Sur le site poézibao, 18 mai 2012:

revue L'assaut N°1; contact@atieditions.com

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/05/note-de-lecture-revue-lassaut-n-1-par-alain-helissen.html

 

 Dans CCP, N°23, premier semestre 2012

Le dépositaire et autres poèmes, Jean-Luc Steinmetz ; Le Castor Astral.

La poésie, la tarte aux pommes et le topinambour de Saint Augustin, Gilles Plazy/Chloé Bressan ; La Part Commune.

Nos cheveux blanchiront avec nos yeux, Thomas Vinau ; Alma éditeur.

Le linceul du vieux monde, Gérard Mordillat ; Le temps qu'il fait.

Un homme tout juste vivant / Pays des merveilles, Nicolas Tardy ; L'Attente.

Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe, Deborah Heissler ; Cheyne.

revue Transkrit, N°3 ; Centre Culturel Kulturfabrik (Luxembourg)

 

Sur poézibao, fin mars 2012

revue Diérèse N°55

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/03/note-de-lecture-revue-di%C3%A9r%C3%A8se-n55-par-alain-helissen.html

Dans Diérèse N°55 ; mars 2012

L'agonie du papier, Alphonse Allais ; Le Pont du change

La promenade des éloignés, Frédéric Pradal/Gorky ; éd.Corps Puce

Juin, Corinne Hoex, éd. Le Cormier (Belgique)

Agrippé à un âne, Alain Minighetti, autoédité.

L'herbe et le néant/Das Gras und das nichts, Jean-Michel Bongiraud , Verlag im Wald (bilingue)

Concerto pour marées et silence, revue Poésie N°4 (c/o Colette Klein)

Dans Traversées, N°64; hiver 2011/2012

Quelques méchancetés moins une, Françoise Coulmin ; L'harmattan

revue Traction-brabant, N°41; http://www.traction-brabant.blogspot.com

Sur le site de la Maison de la poésie de Saint-Quentin en Yvelines, 03/02/12

Le journal d'un haricot, Olivier Hobé ; éd.Apogée

http://www.maisondelapoesie.agglo-sqy.fr/le-centre-de-ressources/notes-de-lecture-2012/

Sur poézibao, 19/01/12

Leçons de choses, Hervé Brunaux; Dernier Télégramme

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2012/01/le%C3%A7ons-de-choses-dherv%C3%A9-brunaux-par-alain-helissen.html

Sur Libr-critique, 17-01-12

)dans la neige(, Patrick Dubost ; éd. La rumeur libre

http://www.t-pas-net.com/libr-critique/?p=4250

Sur Libr-critique, janv.2012

revue BOXON, N°27

http://www.libr-critique.com/

 Sur Poézibao, 21 décembre 2011:

revue Autres & Pareils, N°32 :

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/12/revueautres-pareils-n32-par-alain-helissen.html

Sur Sitaudis, 27 novembre 2011:

Travail du poème, d'Ivar Ch'Vavar; éd. des Vanneaux

http://www.sitaudis.fr/Parutions/travail-du-poeme-d-ivar-ch-vavar.php

Dans Diérèse N°54, novembre 2011

Autres séjours, Jean-Claude Pirotte; éd.Le Temps qu'il fait

Non, je n'ai rien oublié...mes annés 60, Béatrice Courraud ; L'Harmattan

Un pas de côté, Thomas Vinau ; éd.Pointe Sarène

La Nouvelle Revue Moderne N°27

A l'index, N°19

 

Dans CCP N°22, octobre 2011

Trou commun, David Besschops ; éd.Argol

La Pologne & autres récits de l'Est, Vincent Tholomé ; Le Quartanier

Resserre à patates, Francis Harvey ; L'Arbre

Inventaire de début du jour, Franck Doyen ; Atelier de l'Agneau

Les mordicantes, Myriam Boisaubert ; Al Dante

Tourne autour de l'arbre, Jean de Breyne, Joël Frémiot ; Propos2 éditions

 

Sur le site de la Maison de la Poésie de Saint-Quentin en Yvelines:

D'espoir en désespoir, Gilbert Desmée; éd. Corps Puce

http://www.maisondelapoesie.agglo-sqy.fr/le-centre-de-ressources/notes-de-lecture-2011/#content7447

Sur le site poézibao, 24/08/11

News from the poetic front, Jean-Pierre Bobillot ; éd. Le clou dans le fer

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/08/news-from-the-poetic-front-de-jean-pierre-bobillot-par-alain-helissen.html

Sur le site Libr-critique, 28/7/11

Agrafes, Michel Valprémy ; atelier de l'Agneau 

http://www.t-pas-net.com/libr-critique/index.php?s=Agrafes+de+Michel+valpr%C3%A9my

 Sur le site poézibao, 1er août 2011

revue Décharge N°150 et Décharge hors-série (spécial anniversaire, 30 ans)

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/08/revue-d%C3%A9charge-n-150-et-n-hors-s%C3%A9rie-par-alain-helissen.html

Sur le site poézibao, 23 juin 2011

revue Lgo N°4

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/06/la-revue-lgo-par-alain-helissen.html

Dans Traversées, N°62, juin 2011

Battu, Jean-Marc Couvé ; La Lucarne Ovale & l'entonnoir éd.

Sur le site poézibao, 8 juin 2011

revue Diérèse N°52-53, spécial Thierry Metz

http://poezibao.typepad.com/poezibao/2011/06/revue-di%C3%A9r%C3%A8se-n-5253-sp%C3%A9cial-thierry-metz-par-alain-helissen.html

Dans Diérèse N°52/53, mai 2011

revue La Grappe, N°77-78

Papy beat generation, Jean Azarel, Alain Jégou, Lucien Suel ; éd. Hors Sujet

revue Interventions à haute voix, N°47

revue Pages insulaires, N°17

 

Sur le site poézibao, mai 2011

Claire la nuit, Serge Ritman ; éd.l'atelier du Grand Têtras.

link

  Sur le site poézibao, avril 2011

J'aime beaucoup ma poésie, Jean-Pierre Verheggen ; éd.Lansman

Dans CCP, N°21, mars 2011

Artaudieu, l'individu contre la mort, Alain Jugnon ; éd. Lignes

A corps défendant, Alain Jugnon ; éd. NOUS

Pierre Molinier, Jean-Luc Mercié ; Les Presses du réel

 

Dans Chroniques errantes N°38, mars 2011

Forêts Noires, Romain Verger; Quidam éditeur.

Sur le site poézibao  link

revue N4728, N°19; 10/02/11

Sur le site libr-critique.com     link

revue freak wave, N°2; 09/02/11

Dans Diérèse N°51 ; janvier 2011

Tambours frappés à mains nues, Gaëlle Josse; prix de la ville de Dijon

Dictées du premier degré, Jean Foucault; Jacques André éditeur

La poésie à plusieurs voix, rencontres avec 30 poètes d'aujourd'hui, sous la direction de Serge Martin; éd.Armand Colin

A3, Deluy, Giraudon, Viton; Action Poétique éd. Col. Mezcaal

revue Ouste, N°18; férocemarquise.org

revue Diptyque, N°1

La Nouvelle Revue Moderne, N°26;

Dans CCP N°20 ; nov.2010

Tous les râteliers, Vincent Wahl ; éd.Rhubarbe

Little Man, J'ai besoin de sucre et Trappeur, Thomas Vinau

Journal d'une disparition, Virginie Poitrasson ; Ink

Véronique Gentil, Coupes claires ; éd.Pierre Mainard

Sur le site Ethno Tempos  link

Taïga Maya, Thierry Van Roy & Melanie Gabriel, Livre+CD+DVD

Sur le site Poézibao ; nov.2010

Ligne 13, N°2, revue.

Dans Traversées N°60 ; octobre 2010

Pages insulaires, N°11, revue.

Dans Diérèse N°50 ; août 2010

Questions qui posent problème, Dominique Saint-Dizier ; éd.Corps Puce

Festins de lumière, Maria Desmée ; éd.Corps Puce

Tu écris toujours ? Manuel de survie à l'usage de l'auteur, Christian Cottet-Emard; éd. Le Pont du Change

La Voix des autres, N°4, revue

Chroniques errantes et critiques, N°35, revue.

Nouveaux délits, N°35, revue.

 

Dans Diérèse N°48/49 ; mai 2010

éditions Mots tessons  (2 premières publications)

L'espèce, Mathieu Brosseau et Cellules souches, P.Rahmy et Stéphane Dussel

Tous les râteliers, Vincent Wahl ; éd.Rhubarbe

Rouge déclic , N°0, revue.

Ultimes paysages, Fabio Pusterla ; L'arrière-pays.

Les dessous de la chèvre de Monsieur Seguin, Isabelle Marsay ; éd. Corps Puce.

Art'en-ciel, N°2 , revue.

Dans CCP N°19 ; mars 2010

L'humanisphère, Joseph Déjacque, éd. Burozoïque

En venir au point, Paul Mathieu, co-éd. PHI  / Les écrits des Forges

Les Ciels, Sophie Coiffier, Mix

Les soliloques du pauvre et autres poèmes, Jehan-Rictus, Au Diable Vauvert

 

Sur le site "Poézibao" ; janvier 2010

Tous les râteliers, Vincent Wahl ; Ed. Rhubarbe
revue Grumeaux N°1 ; éd. NOUS

Dans Diérèse N°47; janvier 2010

Mille cinq cent dix-sept pieds sur le papier, Patrick Joquel ; Ed. Corps Puce
Little man, Thomas Vinau ; Asphodèle-éditions
Ovaine, Tristan Félix ; éd. Hermaphrodite
Conversations à voix rompues, Jean-Albert Guénégan et Jean-Claude Tardif ; editinter
Dans la Lune, N°17
Résonance Générale, N°3 ; L'Atelier du Grand Têtras


Dans CCP, N°18 ; octobre 2009

Il ne s'est rien passé à Artolsheim, Antoine Will ; Al Dante.
Dépendances de l'ombre ,Véronique Gentil ; Pierre Mainard.
KM.500, Louis Calaferte ; Tarabuste.
Prose des rats, teXtes pour la lecture/aXion, J.P. Bobillot ; Atelier de l'agneau.
Le palais des Singes, Jacques Norigeon ; Propos2 éditions.
Micro-édition : présentation d'ouvrages des éd. Ficelle, Potentille, Pierre Mainard, Du poil aux genoux, Polder, Plaine Page, 36° éd.


Dans Diérèse N°46 ; octobre 2009


Hommage à Sarane Alexandrian (1927-2009)

Petit catéchisme à l'usage des désenchantés, Alain Dantinne ; éd.Finitude.
Journal d'un incapable, Alain Dantinne ; éd. Les Carnets du Dessert de Lune.
La dernière pierre, Christine Van Acker ; Les Carnets du Dessert de Lune.
L'érable au coeur, Lucien Noullez ; L'âge d'Homme.

Dans Diérèse N°45 ; août 2009

Hommage à Pierre Peuchmaurd (disparu en avril 2009)
La maison du monde, Jacques Simonomis , éd. Ariane Prod.
Un peu d'ombre sera la réponse, Richard Rognet, Gallimard.
Dans la Lune (revue) N°16.
Pyro
(revue), N°16 et N°17
Le Grognard (revue), N°9.
Ici é là (revue) N°10/11.


Dans Diérèse N°44  ; avril 2009:

revue Cahiers de l'umbo N°11

La Crevaille, Claude Pélieu, éd. L'Arganier

Un cul-de-sac dans le ciel, Bernard Ascal, Rhubarbe
Prélude au Rwanda sans peine, Jean Foucault, Corps Puce
Ecrit(s) du Nord, N°13-14, éd. Henry

revue N4728, N°15

revue Traversées N°53

revue IHV N°43

Voici venu le temps des larmes, Louis Savary, éd. Arcam

Dans Traversées N°54 ; avril 2009

Gare Maritime 2008

Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°365 ; avril 2009

Prélude au Rwanda sans peine, Jean Foucault ; éd.Corps Puce
La Salpêtreuse, Michel Valprémy ; Atelier de l'Agneau
revue Lgo N°3 ; éd. Le Grand Os


Dans CCP N°17 ; mars 2009

Le monde est marrant (vu à la télé), Christian Prigent ; éd. P.O.L
Le sens du toucher, Christian Prigent ; éd. Cadex
Grand Ensemble, Nathalie Quintane, éd. P.O.L
Un embarras de pensée,
Nathalie Quintane ; éd.Argol
Les périphéries du large, Didier Arnaudet, Le Bleu du ciel
L'année poétique 2008
, ouvrage collectif, Segners
Couleuvre,
Olivier Domerg ; supplément  à Passages N°9


Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°364; mars 2009

revue Diérèse N°43

Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°363; février 2009

Nouveaux poèmes d'amour, Armand le Poète ; La Rumeur libre éd.
Je suis un cut-up vivant, ouvrage collectif autour de Claude Pélieu ; éd. L'Arganier.
Roger Vailland (1907-1965. Un homme encombrant, Alain (Georges )Leduc ; éd.L'Harmattan.
Les Grandes inventions de la préhistoire, Roland Nadaus ; éd. Corps Puce.


Dans "Diérèse" N°43 ; janvier 2009

La collection de l'Umbo (présentation)
Revermont, Jean-Claude Pirotte; éd. Le Temps qu'il fait
revue Ici é là, N°9
L'O de trous, Aurelio D. Ronda ; éd. Le Grand Os
revue La Grappe, N°73


Dans "Traversées N°53 (revue belge) ; janvier 2009.

Les grandes inventions de la préhistoire, Roland Nadaus ; éd. Corps Puce.
revue Diérèse N°42.
revue La Passe N°6


Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°362 ; janvier 2009.

revue A l'index N°17

revue Passage d'encres N° 33
revue Chroniques errantes et critiques N°32


Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°361 ; automne 2008.

Pierre Garnier, Oeuvres poétiques 1, 1950-1968; éd. des vanneaux.
L'O de trous, de Aurelio D. Ronda ; éd. Le Grand Os.
revue La Passe N°6

revue (avant-poste) N°6

Dans Diérèse N°42; novembre 2008

150 grammes, de Jacques Coly; (éd. Les Deux Siciles)

revue N4728, N°14.

revue Trémalo, N ° "mai 08".

revue Décharge, N° 138.

revue  Les Hommes sans épaule, N°25.

revue Traversées, N°52.



Dans CCP N°16, octobre 2008.


L'enlèvement de Bill Clinton, de Cyrille Martinez (éd. L'instant même/Les 400 coups)

Parmi d'autres possibles, de Brigitte Palaggi (Le Bleu du ciel/revue Autres et Pareils)

La route sans tête, de Jean Le Mauve, (L'Arbre)

Sur le site "Poézibao" :

Pierre Garnier, Oeuvres poétiques, vol. 1 ,1950-1968; éd.des Vanneaux.
Revue (avant-poste) N°6;


revue Ouste N°16

Revue Chroniques errantes N°32, "belges rares"; At. de l'Agneau.


Dans Diérèse N°41, juillet 2008 :


revue Ici é Là, N°8.

revue Saltimbanques ! N°14.

revue Résonance Générale, N°2.

revue Dans La Lune, N°12.

revue Décharge, N°137.

revue La Grappe, N°72.

Souvenirs d'une ville illégitime, de Patrice Maltaverne, col. Encres Vives.

Dimitri et les livres, de Jean-Albert Guénégan, La clé du jardin éd.




Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°360, mai-juin 2008

Revue Boudoirs & autres N°3.

Revue Diérèse N°40.

Revue Lgo N°2.



Dans Diérèse N° 40, avril 2008:


Des foies des coeurs, Didier Bourda, Nuit Myrtide.

Calendrier de la poésie francophone 2008, Alhambra Publishing.

Merci pour la musique, Patrice Maltaverne, Gros Textes.

Nantes Recife, un regard transatlantique, anthologie poétique, Maison de la poésie de Nantes.

Hopala ! N°25, Maison pour tous.

L'arbre à paroles, N°136, Maison de la poésie d'Amay (Belgique)

La Grappe, N°71.

Cahiers de l'umbo, N°10.

Carbone, N°4, éd. Le mort -Qui-Trompe.

Traction-Brabant, N°22.



Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°359, avril 2008 :

Fragments du carnage, de Jérôme Bertin, Col. Vents Contraires, VOIX éditions.

Amor barricade amor, d'Edith Azam, Atelier de l'Agneau.

Oeil ventriloque, de Vincent Wahl, éd. Rhubarbe.

Dans Le Mensuel littéraire et poétique N°358, mars 2008 :

Vents Contraires, force 18, anthologie présentant les 18 premiers auteurs publiés dans la collection Vents Contraires chez VOIX éditions.

Vous, dans la montagne, de Franck Doyen, Col. Vents Contraires, VOIX éditions.

Radio mâchoire, section été , de Jean-Luc Lavrille,
Les Hors-série du 22.

Sur le site Poézibao :

Fragments du carnage, de Jérôme Bertin, Col. Vents Contraires, VOIX éditions.


Dans CCP N°15 :

Tautologie une & autres textes, de Guy Viarre, Flammarion "poésie"


Sur le site plexus-s :

Amor barricade amor, d'Edith Azam, Atelier de l'Agneau.

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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 14:24
Un père de famille abat froidement sa femme, égorge ses trois enfants, étrangle son chien et, au lieu de se suicider dans la foulée comme il se doit, monte dans sa voiture et part aux sports d’hiver avec le plus total mépris du « qu’en dira -t-on. »
 
 
Mélanie Cramouillaud est la première femme à avoir réussi un quintuple saut périlleux arrière. Avant de se casser la nuque en retombant, elle a eu le temps d’écarter deux doigts en signe de victoire. Les juges ont un moment hésité avant d’homologuer sa performance, à titre posthume.
 
 
On le sait depuis longtemps, les rumeurs de la France profonde sont sans fondement. Aucun expert d’ailleurs n’a jamais su définir avec exactitude la profondeur réelle de la France.
 
 
Plutôt que de se rendre, le soldat Riant retourne son arme contre lui et s’écrie triomphant : En v’là au moins un que j’raterai pas ! La suite lui donna raison.
 
 
Si le taux de suicide est douze fois plus élevé en prison qu’à l’extérieur, il faut toutefois relever que les accidents de la route sont rarissimes en milieu carcéral.
 
Les voies du Seigneur sont impénétrables, même à grand renfort de vaseline.
 
 
L’invention récente du Bulldoseur permet de doser le degré de férocité des pitbulls. Si on déplore une dizaine de morts parmi ses premiers expérimentateurs, le Bulldoseur semble être aujourd’hui un instrument parfaitement fiable.
 
Pour arrondir ses fins de mots, cet écrivain se prostituait dans le Bois de Boulogne.
 
 
Une étude menée auprès d'un millier de centenaires tend à prouver que le cerveau est l'organe humain qui résiste le mieux au vieillissement, alors que les parties génitales sont les premières à déclarer forfait, ce qui explique la tendance qu'ont les vieillards - surtout les mâles – à bander de la cervelle.
 
Le Code de bonne conduite élaboré par le Conseil de L’Europe proscrit tout contact physique entre athlètes féminines et entraîneurs si celui-ci n’a pas pour but de développer des compétences sportives. Les plus grandes championnes ne sont pas les moins baisées dans l’histoire.
 
 
Une enquête danoise conclut que la pratique assidue du vélo réduit de moitié les risques de maladie grave ou de mort précoce, à condition d’être en bonne santé et de porter un casque.
 
Internet vous change la vie. C’est ce qu’a pu découvrir un couple de japonais en visitant un site de conseils sur le suicide. Leur témoignage ne pourra plus, hélas, être enregistré.
 
 
Il faudrait impérativement équiper de scaphandres la tribu polynésienne vivant sur l’atoll de Takuu, condamné à être englouti prochainement sous les flots, ceci pour sauvegarder un millier de chants traditionnels non répertoriés par la Sacem, y compris le célèbre Takuu ku praline.
 
 
Le gêne de la schizophrénie vient d’être identifié par un groupe pharmaceutique suisse mais son nom n’a pas été communiqué afin de préserver sa vie privée.
 
 
S’ils veulent pouvoir bénéficier de soins gratuits, les SDF anglais doivent avoir une adresse. Cruel dilemme résolu par la ville de Bristol – exemplaire, comme chacun sait, en matière de papier – qui les a domiciliés sur les bancs publics. Mis au banc de la société, ils ont l’avantage désormais d’y recevoir leur courrier. Espérons que le premier pli ne sera pas une facture pour location de banc public.
 
Devenu présentateur météo, ce médecin annonçait régulièrement des embolies sur toute la façade atlantique.
 
Elle voulait que j’l’appelle Venise. C’est tombé à l’eau.
 
 
Les téléphones portables les plus performants du marché proviennent de Croatie. Ils peuvent contenir quatre cartouches et, grâce à un calibre de 5, 6 mm, peuvent éliminer à distance tout interlocuteur gênant.
 
Un poète docile qui se reproduirait avec un poète sauvage réduirait considérablement son patrimoine génétique.
 
 
Convaincu que sa femme le trompait, un philippin lui a lancé une grenade. Croyant que c’était un os, la malheureuse a tenté de la ramasser mais le couple a éclaté en mille morceaux irréconciliables.
 
Premier allogreffé de la main (greffe de la main d’un autre individu), le néo-zélandais Clint Hallam veut aujourd’hui passer la main - à qui la voudra – Il déclare ne plus supporter cet organe étranger et décline toute responsabilité quant aux nombreuses dérives baladeuses de la main en question.
 
Un jeune homme de 22 ans a été renversé, piétiné, tué et enculé par un taureau dans les rues de Saint-Gelé-de-la-Fesse (Hérault) lors d’un « enculo » (lâcher de taureaux) en circuit fermier. Mis en examen pour viol aggravé, le taureau a expliqué son geste maladroit par une trop longue abstinence sexuelle.
 
 
Un groupe d'autodéfense a mis à sac la maison d'un pédiatre renommé du Pays de Galles qui, par distraction, avait apposé sur sa plaque "pédophile" au lieu de pédiatre.
 
De récentes statistiques indiquent que la délinquance s’amplifie fortement dans les zones rurales. Jamais autant de génisses, porcelets, juments, brebis et lapines n’avaient porté plainte pour viols, harcèlements sexuels, attouchements et autres sévices. La palme revient aux vaches qui, dans certaines régions, ont beuglé au génocide face à l’indifférence des pouvoirs publics qui les ont simplement déclarées folles.
 
 
Grâce au progrès considérable des recherches en matière de génétique, chacun peut aujourd’hui reconnaître les siens, même sans regarder le numéro qu’ils portent dans le dos.
 
Comme le disait déjà Achile Zavatta : plus on est de clones, mieux on rit !
 
 
Le sergent Gueule d’Anus a rappelé énergiquement à tous les pédérastes de sa compagnie qu’ils n’avaient pas à viser systématiquement le trou de balle des ennemis. Il a précisé qu’une attaque digne de ce nom ne se faisait jamais par derrière mais toujours de face.
 
 
Un dentiste italien s’est vu condamner à quatorze mois de prison par la Cour de Castration pour avoir tâté de manière fourbe la cuisse de son assistante. L’accusé a vainement expliqué qu’il voulait juste récupérer la roulette avec laquelle l’assistante était en train de se masturber.
 
 
Les deux meurtriers d’une anglaise abattue en août 2000 pour lui voler sa montre Rolex ont écopé de la prison à vie. Ils auront toutefois la satisfaction de pouvoir regarder tourner sereinement les aiguilles de leur montre, garantie à vie.
 
 
En vieillissant, les romanciers craignent avant tout la ménoprose.
 
 
Une douzaine de chinois qui festoyaient dans un appartement du 11ième arrondissement ont décidé, pour finir une soirée déjà bien arrosée, de manger chinois. Face à un frigo vide, ils ont entamé l’un d’entre eux à coup de hachoir.
 
 
Les palestiniennes préfèreraient que les israéliens qui viennent bander à Gaza utilisent des préservatifs plutôt que de pratiquer la technique du retrait (appelée aussi tech-nique en arrière), jugée plus risquée.
 
 
On a lu des haïkus nus sur les plages !
 
(extraits d'un manuscrit inédit "Faits divers rigoureux - datés du jour de ponte".)
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 14:17
JE SAIS J'ETAIS JE VIENS
 
 
J'essaie j'avais
je crois trois mois
d'essai je vais
je viens je sais
c'est pas à pas
c'est juste un pas
de plus c'est
une histoire à
moi c'est une java
qui va et
puis s'en va
histoire de dire
qu'elle était là
 
je sais j'étais
je viens j'essaie
le tourniquet
qu'est là en face
de moi c'est une
question de bon
sens à tourner
c'est l'envers
ou l'endroit
ça dépend
ça s'épand
se répand
loin devant
 
D'essai je sais
j'avais trois
mois mon moi
par trois je crois
mais un moi
par trois vas-y
voir toi
c'est quand arrive
la fin du moi
qu'il reste encore deux mois
derrière moi
quoi faire
avec ça ?
 
je vais je crois
j’essaie j’avais
pas prévu ça
ma mama
dans l’coma
piles à plat
trois petits jours
et puis s’en va
sans un ava ava
c’est pas des façons ça
d’quitter mon moi
c’est l’genre de cinéma
qu’mon moi n’apprécie pas
 
Pas à pas je sais
ce qu’il en est
du bout d’essai
rideau tiré
je crois adieu
mon moi
 


Paru dans La Grappe N°59 ; janvier 2004.
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 14:02
Alain HELISSEN
 
Correspondances Gertrude Stein – Gary Cooper
(extraits de “My life on horseback”)
 
 
 
 
 
Paris, octobre.
 
 
Cow-boy,
 
Je n’ai pas, comme vous, l’attrait de la Prairie et encore moins l’envie d’enfourcher un cheval pour y aller paître. Je me sens bien mieux en la compagnie d’artistes déjantés. J’en côtoie ici de fort originaux, pas plus parisiens que moi.
Hier j’ai bu l’absinthe avec Guillaume Apollinaire, un poète à la peau lisse qui fait glisser ses vers avec une souplesse incomparable. Il fabrique aussi ce qu’ils appellent ici des calligrammes. J’en ai goûtés quelques uns. Un vrai délice. Passé le plaisir de l’œil cela fond sous la langue et garde au palais un arrière goût de framboises sauvages.
Ne comptez pas sur moi, cow-boy, pour une chevauchée nocturne en votre compagnie. Elle ne m’apporterait que des désagréments. Je vous propose plutôt de venir me rejoindre à Paris. Je vous présenterai à mes amis artistes. Je suis sûre qu’ils apprécieront votre démarche chaloupée et votre grâce naturelle. La plupart d’entre eux ne comprennent pas l’anglais même s’ils refusent de l’admettre. Vous pourrez leur raconter n’importe quoi. Ils croiront que vous les flattez à l’encolure. Nous pourrions faire un pique-nique dans le Bois de Boulogne en décor 100% naturel. Je vous concocterai des sandwichs parisiens. C’est de la baguette fraîche garnie de beurre et de jambon. Une délicatesse.
Prévenez-moi.
Votre
Gertrude.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
New-York, décembre.
 
 
Gertrude,
 
Vous ne comprenez pas.
Je n’ai nullement l’intention de me compromettre avec votre bande de pistoleros. Le temps de la figuration est fini pour moi. Si vous n’avez pas écho de mes avatars cinématographiques, sachez que les plus grands réalisateurs font désormais appel à moi et pas seulement pour des rôles à cheval. J’ai eu la vedette dans A Farewell to Arms d’après le roman de notre ami Ernest Hemingway. Un triomphe !
Vraiment pas envie de venir m’enterrer dans votre quartier latin. Je crois que si vous persistiez dans vos égarements, il me faudrait interrompre notre correspondance. Je ne vois plus comment vous ramener à la raison.
Dieu vous vienne en aide !
Adieu.
Gary.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Janvier dans l’Ain.
 
 
J’ai quitté Paris pour m’installer à la campagne avec ma compagne Alice. Je vous joins là quelques extraits inspirés par ce séjour bucolique. (°)
 
Plus vous connaissez la campagne moins vous êtes surpris qu’ils ferment leur porte. Les femmes font cela en tout cas même si elles feraient mieux de ne pas le faire.
 
Il y a beaucoup d’endroits où tout le monde est marié même à la campagne, certains ne le sont pas. Pensez donc que même à la campagne certains ne le sont pas.
 
L’Anglaise ne l’était pas. Elle n’était pas mariée. Les Françaises ou bien l’avaient été ou bien allaient l’être, mais l’Anglaise ne l’avait jamais été ni ne le serait.
(…)
 
Et vous
Marié ?
 
Pensées et oiseaux
Gertrude
 
(°) extraits du texte Un piano et une chute d’eau.(1936) Traduction de Jacques Darras.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Au ranch, 20 février.
 
 
Cette retraite au vert me plaît mieux. A défaut de cheval, procurez-vous un âne. Bien que têtus, ces animaux sont attachants. Plus vous les connaissez moins ils ferment leur porte. Pensez donc que même à la campagne, certains ânes ne sont pas mariés.
Moi
Marié ?
Je crois bien.
 
Votre
Gary.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Hier et aujourd’hui.
 
 
Je m’aperçois que vous commencez à me plagier. C’est plutôt un honneur pour moi et je vous invite vivement à vous laisser aller dans ce sens. Vous verrez, l’écriture peut vous emmener plus loin que votre cheval, à condition de ne lui indiquer aucune direction. Un jour, vous m’aviez dit : Un bon cheval est un cheval qui sait prendre le train en marche. Ce train là, cela peut être celui de l’écriture.
N’hésitez pas.
Sautez, mon jeune ami !
Je vous lirai plus tard.
Même à la campagne.
 
Votre
Gertrude.

Paru dans Action Poétique N°186 ; décembre 2006.
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 13:56
On joue tout seul
– extraits –
 
 
 
On joue joue contre joue
Son p’tit bijou dans un frou-frou
 
On joue donnant donnant
Un corps à corps frustrant
Sur matelas filtrant
 
On joue point com
Subject from me to you
Tu you
Avec moi
A yu dada ?
 
On joue franco de portable
T’es où ?
D’où tu viens ?
Tu vas où ?
 
Tu doutes de quoi ?
Tu m’captes là ?
Je t’entends pas
Fais trois pas
 
(Son s’en va
Pile à plat)
 
 
 
 
Ecoutant ça
(je sais j’étais je viens)
 
J’essaie j’avais
je crois trois mois
d’essai je vais
je viens je sais
c’est pas à pas
c’est juste un pas
de plus c’est
une histoire à
moi c’est une java
qui va et
puis s’en va
histoire de dire
qu’elle était là
 
Je sais j’étais
je viens j’essaie
le tourniquet
qu’est là en face
de moi c’est une
question de bon
sens à tourner
c’est l’envers
ou l’endroit
ça dépend ça s’épand
se répand
loin devant
 
D’essai je sais
j’avais trois
mois mon moi
par trois je crois
mais un moi
par trois vas-y
voir toi
c’est quand arrive
la fin du moi
qu’il reste encore deux mois
derrière moi
quoi faire
avec ça !
 
Je vais je crois
j’essaie j’avais
pas prévu ça
ma mama
dans l’coma
piles à plat
trois petits jours
et puis s’en va
sans un ava ava
c’est pas des façons ça
d’quitter mon moi
c’est l’genre de cinéma
qu’mon moi n’apprécie pas
 
Pas à pas je sais
ce qu’il en est
du bout d’essai
rideau tiré je crois adieu
mon moi
 
 
 
On joue son pedigree
aux abonnés absents
 
On n’a que trop
purgé sa peine
et peu le goût
d’autres déviances
 
On entretient
bon gré mal gré
son auto-thérapie
comme à vouloir guérir
de tous ces mots
noircis sur un carnet
comme autant de leçons
mal apprises
 
On joue tout seul
sa biographie
toujours livrée
succintement
(...)
On a perdu son nid
et comme coupé ses ailes
avant la migration
On a raté le dernier car
de ramassage
et on serre contre soi
un billet pour nulle part
On s'écrit des poèmes
se sachant seul à lire
ses fautes d'orthographe
On joue tout seul
la fin du dernier acte
(le quatrain sifflera trois fois)
 
Alain Helissen
IMG 8818-copie-1
On joue tout seul, Alain Helissen
éd. Corps-Puce
156 pages ; 12€ (port en sus : 1,80€, sauf hors France : me contacter le cas échéant)
Commande chez l'auteur.
alain.helissen@live.fr


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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 13:43
IMG_0001--1600x1200--copie-1.jpg
Alain HELISSEN
 
Hygiène
éd. de la Victoire
236 pages ;
12 euros (+ 2€ de participation aux frais de port)
Commande à l'auteur
alain.helissen@live.fr
IMG 5610
couverture et pages de garde : création originale de Hubert Saint-Eve
Du 27.11.76 au 27.11.78, soit exactement deux ans, Alain Helissen s'est livré à un travail d'écriture conçu comme une hygiène quotidienne:une toilette écrite de l'esprit. Sur la base retenue de dix lignes par jour s'est ainsi constituée une fresque autobiographique amenant l'auteur à interroger la fiction de la vie en ses débordements écrits.
Hygiène, faux journal mais roman vrai, de ceux dont l'écrivain reste le personnage central. Ce livre a l'ambition d'enfreindre les règles élémentaires de la narration. Son désordre classé témoigne de sa mobilité. Ce livre multiplie les histoires en racontant aussi la sienne. Toute ressemblance avec des personnes ou des événements ayant existé est possible.
C'est là le premier ouvrage d'Alain Helissen, publié en 1982 aux éditions de la Victoire, devenues aujourd'hui VOIX éditions/Richard Meier. Trente ans après, il reste encore quelques exemplaires disponibles.Hygiène fut aussi l'un des tous premiers livres édités par Richard Meier, à la suite de la revue FAIX,dont il fut l'un des co-animateurs et l'imprimeur sur une presse de fortune qui crachait l'encre comme une vieille locomotive sa vapeur.
- extraits-
 
 
 
 
 
06027810 (+6)
 
avez-vous lu l’hydre d’eau douce en manuel
scolaire cet animal qui a pour moyen de loco-
motion la culbute ou la nage quand il n’arpente
pas le fond des mares et dont la bouche
sert aussi bien d’anus que d’entrée aux proies
capturées vous n’imaginez pas sa vie intime
je veillais tard avec au lendemain une grasse
matinée compensatoire paresse tenue au chaud
d’une literie douillette la décision à
différer de ma sortie du lit instant d’un
immense courage je m’exposais au froid
contraste des températures la matinée
était entamée de même la première tartine
aux sons des informations radio rebondis-
sements d’affaires en cours morts inédites
etc…
 
07027810 (+4)
 
mon sang faisait plusieurs tours dans mes
veines couleur d’encre monopole sens gira-
toire le cœur battait son rythme ponctua-
tions qui se recommençaient sans cesse
recommençant la phrase thérapeutique vicieuse
dont les effets s’inscrivaient circulaires
tu l’as dit Bob bouffi en marge des analyses
il y avait là matière à édifice reconstitué
à partir des traces terrain en chantier ar-
chéologique d’un dépucelage acharné attentats
successifs suivis de rares retours d’encre je
visitais d’un crayon la mémoire de l’enfance
sublimation ce passage de l’état solide à
l’état gazeux
 
08027810 (+6)
 
chapitre densité comme « une écriture dense »
compliment touffu vous aimez les hommages qui
vous sont dus pots-de-fleurs parfumées âme et
conscience telles sont les deux mamelles de
votre personnalité grand écran blessure dans la
bouche là où le dentiste m’avait extrait une
énorme dent dite de sagesse il n’était plus
qu’une cavité ensanglantée – le sang se mélan-
geait à la salive – deux fois dans la journée
je prenais un bain de bouche des pilules aussi
contre la douleur ne pas administrer en dessous
de douze ans mon coefficient de mastication ne
s’en trouvait pas considérablement réduit puis-
que me disait le chirurgien dentiste les dents
de sagesse n’aident pas à la mastication (un
trou quand même dans l’arrière bouche…)
 
090278 (+4)
 
et maintenant mêmes escales entre les-
quelles la lecture était moins suivie les
yeux se détachaient facilement des pages
l’événement commandait ailleurs la main
traçait le corps à tâton aire de jeu
vous savez les choses changent beaucoup
même si elles gardent le même nom cela
tient à des transformations vous avez vu
se développer les productions du bist
einfach da und das ist gut
voilà
voilà
voilà
la chaîne
 
10027810 (+6)
 
n’écoutez pas aux portes le bruit des prépa-
ratifs dispersez-vous mouvements des marées
le hasard emportait parfois des victimes
vous cherchez bien entendu à vous tailler
la part du lion à lion lion et demi vous
n’avez pas les crocs de l’emploi qui vous
a appris ténacité mensonge outrecuidance
feintise arrogance calomnie pègre intesti-
nale il vous faut beaucoup monnayer votre
pignon sur rue votre obésité tranquille à
peine écorchée par quelques morts subites
hygiène précaire boum boum/rada boum trou-
bles cardiaques ah tourne-broche handicaps
cornes hargneuses et dans l’obscurité
l’infime mouvement des lèvres les langues
se rapprochaient cinématographie
 
11027810 (+4)
 
qui affectait considérablement l’environnement
malgré la limitation des rejets je me réjouis-
sais de composer en eau trouble voire polluée
cacaphonie je ne souffrais aucun col de che-
mise boutonné pris à la gorge même innocent
les mains pleines interné en asile linguis-
tique envoyez quelqu’un qui puisse vous préparer
le terrain avocat vous bondissez toujours de
la même manière réflexes conditionnés mêmes
cohabitations meute hurlante professions
de foi plus ou moins rassurantes cuisine
collective vous mangez à la cantine
candide
et tout et tout
 
12027810 (+6)
 
lentement après les dernières informations
je me levais du fauteuil complice moelleux
des heures du soir stagnantes culturelles
au possible et l’hiver à la porte sans
équivoque manteau blanc la poudreuse était
là tenace en quelque sorte la situation
d’homme bloqué en son logis m’allait bien
je pouvais organiser l’habitat tenir l’inté-
rieur de la coquille au chaud lignes conflu-
entes épaississant le lait maternel deux
sucres dites-vous dosage normal rien de tel
qu’une boisson chaude accompagnée de gâteries
exemple gâteaux secs amuse-gueules quoi vous
avez le loisir d’agrémenter la chose offrez
un digestif votre épanouissement viendra
        le buffet est fourni –
 
13027810 (+6)
 
néanmoins troublant le contact de l’épiderme
sensualité affleurante sommaire frugal dans
l’intimité libéré de mes vêtements je me
déplaçais entre les meubles pipe en bouche
contentement placide je me véhiculais ainsi
à travers la maison exercice accaparant des
travaux ménagers quand j’en venais à bout je
réglais la chaise-longue position presque
horizontale relaxation bienfaisante le baro-
mètre remontait vers l’adolescence souvenirs
infatigables qui s’imposaient profitant de ma
nonchalance situations imaginaires nouvellement
vécues la représentation battait son plein et
ses déliés qu’as-tu fait dis toi que voilà
rêvant sans cesse qu’as-tu fait dis toi que
voilà de ta peau d’fesse
14027810 (+3)
écriture glissante gluante la glace ne
fondait pas donnez nous votre opinion
personnelle vous êtiez tout petit déjà
dictant vos volontés malgré l'autorité
parenbtale pont suspendu entre père et
mère hygiène pour effacer quelque lapsus
révélateur un nom s'inscrivait sur un
autre faux tétons
du soleil
du travail
de la patience
si le grain ne lève
alors la mauvaise graine
(...)
Observation : Les chiffres indiquent, dans l'ordre, la date du jour, 10 lignes et, entre parenthèses, le nombre de lignes dépassant (ou n'atteignant pas) les 10 lignes prévues.
 
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 12:35
CHANGEZ TOUT !
 
Changez de peau
Changez de pôle
Changez de taule
 
Changez de sol
Changez de rôle
Changez de trône
Changez Paule
Changez à La Baule
Changez votre fusil d’épaule
Changez de neurones
Changez d’ozone
 
Changez de loi
Changez de poids
Changez de proie
Changez un deux trois
 
Changez de trottoir
Changez d’armoire
Changez d’histoire
Changez sans voir
Changez sans gloire
Changez pour voir
Changez de répertoire
Changez de suppositoire
Changez Grégoire
 
Changez de comportement
Changez radicalement
Changez éperdument
Changez sauvagement
Changez étonnamment
Changez fermement
Changez brièvement
 
Changez d’appartement
Changez vos derniers francs
Changez de président
Changez de déodorant
Changez vos sentiments
 
Changez votre vision du monde
Changez votre vison immonde
Changez pour deux blondes
Changez tout à la ronde
 
Changez de CV
Changez de CB
Changez de PQ
Changez de TV
 
 
 
Changez de WC
Changez de PC
Changez de PS
Changez d’UMP
Changez d’ULM
Changez d’HLM
 
Changez d’SOS
Changez d’SMS
Changez de RMI
Changez de VTT
 
Changez de sexe
Changez votre carnet d’adresses
Changez de fesses
 
Changez de file
Changez de profil
Changez de régime
Changez Régine
 
Changez de look
Changez de book
Changez de bouche
 
Changez d’alimentation
Changez vos perceptions
Changez toutes vos rations
Changez de religion
Changez de position
Changez d’excitation
Changez de promotion
Changez de camion
 
Changez de litière
Changez devant/derrière
Changez de théière
Changez de caractère
Changez vos roues arrière
Changez d’air
Changez de mère
Changez de père
Changez de sphère
 
Changez d’âme et de corps
Changez de décor
Changez encore
De clefs
De volets
De papiers
De cachets
 
Changez d’attitude
Changez d’altitude
Changez d’habitude
 
Changez de chemise
Changez d’assise
Changez de balise
Changez de valise
Changez Anne-Lise
 
Changez d’appât
Changez de matelas
Changez même si ça va
 
Changez de parti
Changez vos parties
Changez de patrie
Changez d’ennemi
Changez de vie
 
Changez de voiture
Changez de coiffure
Changez de confiture
Changez de manucure
Changez-vous à Saumur
Changez vos crayons durs
Changez dès que ça dure
Changez d’aventures
Bon sang mais c’est bien sûr !
Changez Ben-Hur
 
Changez dare-dare
Tout le bazar
Vos pièces rares
Votre air hagard
Votre hangar
Vos buvards
Vos cigares
Vos vieux Babars
Vos rêves anars
 
Changez vos cartes
Changez Descartes
Changez de tarte
Changez tante Marthe
 
Changez de métro
Changez de boulot
Changez de dodo
Changez de sac à dos
Changez illico presto
Changez sol la si fa si do
 
Changez vos cycles
 
Changez de braquet
Changez d’identité
Changez de liberté
Changez d’égalité
Changez de fraternité
Changez d’éternité
Changez d’actualité
Changez de virginité
Changez de liquidités
 
Changez de taille
Changez d’entrailles
Changez vaille que vaille
Changez sans faille
 
Changez d’huile-moteur
Changez d’fer à vapeur
Changez d’masseur
Changez d’initiateur
Changez d’enfants de chœur
Changez de fournisseurs
 
Changez d’ancêtres
Changez vos guêtres
Changez de thermomètre
Changez à Kremlin Bicêtre
Changez de fenêtres
Changez d’être
Changez de paraître
 
Changez de rêves
Changez de sève
Changez de grève
Changez c’qui lève
Changez d’élèves
Changez de solfège
Changez de manège
 
Changez de terminal
Changez d’animal
Changez à carnaval
Vos pulsions libidinales
Vos érections matinales
Vos dilatations vaginales
Vos positions bancales
Vos envies de bananes
Vos tenues trop banales
Votre ami marsupial
 
 
Changez du tout au tout
Changez de toutou
Changez de trou
Changez d’embout
Changez d’atout
Changez de mou
Changez de bout
 
Et pour le coup
 
CHANGEZ TOUT !
CHANGEZ TOUT
CHANGEZ TOUT
 
Alain Helissen
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16 mars 2008 7 16 /03 /mars /2008 12:26
Babel-Gougeul sur Sarre
 
 
Au-delà baie
vitrée tours à tours
copiées-collées et
lancées droites debout
partout
partout sans bout
qu’un autre bout
recommencé
bas et haut confondus
ciel et terre à l’envers
 
Au-delà encore
l’au-delà et jours
comme nuits lumières
jamais éteintes
flashs rouges feux
clignotants pousse-
toi j’appuie j’allume
l’écran d’arrêt
pour tous laissez
passer l’image
 
Au-delà clique
sur méga monde
et flippe en le voyant
s’ouvrir et qui circule
plein-mots analytiques
moteur je marque
enfonçant la souris
Babel-Gougeul sur Sarre et
j’attends le tirage
 
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Autres mots mais moi
j’habite pas d’autres
mots que ceux là
Babel-Gougeul
sur Sarre
« Des mots plus généraux »
m’emporteraient ailleurs
« Un moins grand nombre de mots »
couperait mes racines
 
Au-delà emmêlés
les boyaux de la langue
et troués aplatis
jetés sur la rocade
où passent accélérés
les mots express
d’une dictée commune
Attachez vos ceintures
Détendez-vous
 
Au-delà de la Tour
prenez à votre droite
Babel Centre
évitez de vous garer
dans la confusion générale
filez toujours tout droit
répétez après moi
filer toujours tout droit
filer toujours tout droit
 
Et vous arriverez
chez moi pas au-delà
de Babel-Gougeul sur Sarre
ça s’écrit bien comme ça !
 
Alain Helissen
 
 
 
 
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Published by Alain Helissen - dans Textes
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 22:57
 
Dans la collection Vents contraires
dirigée par Alain Helissen
VOIX éditions/Richard Meier
 
 
 
  Jérôme BERTIN
  FRAGMENTS DU CARNAGE
 
 
Enrichi de 4 dessins en couleur d’Anne Van Der Linden
 
 
 
Fragments du carnage s’inscrit dans la perspective de développement d’une para-poésie, d’une poésie de genre, entreprise depuis quelques années déjà par Jérôme Bertin. Après la prose poétique, Babylone-centre (Le Corridor Bleu) et Round 99 (Al Dante), l’auteur revient au vers libre avec Zyklon B Zombie (à paraître), et aujourd’hui Fragments du carnage, pour décrire son univers de série B. Il y donne à voir, comme dans ses précédents travaux, un monde chaotique, apocalyptique, aussi glauque que kitch, au bord de l’explosion, ou la drogue, le sexe, le crime ont pris le pouvoir.
 
Jérôme Bertin est né en 1975 à Limoges.Il vit aujourd’hui à Lille .Il a collaboré à de nombreuses revues, telles que Nioques, Java, Action Poétique, Fusées, Evidenz.
 
ISBN 2-914640-73-0
EAN 9782914640732
60 pages ; format 14 x 21 cm
Prix : 13 euros, port inclus.
 
Commande
à adresser à : Alain Helissen 53 rue de l’Entente
57400 SARREBOURG
(règlement par chèque à l’ordre d’Alain Helissen)
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
 
NOM________________________Prénom________________________________________
 
ADRESSE__________________________________________________________________
 
 
Commande ____exemplaire(s) de Fragments du carnage pour la somme de _____euros


-extraits-

voilà pour ce qui concerne l'honneur bourgeois
une exposition de soldat mort a lieu
dans la salle à vom/
t ir(s) de mortiers +
paysages déformés par crises de manque
voix reconstituée de
jack the ripper
"god damn them"
barricades de crânes et de
lamborghini coun-
tach(e) de merde sur le saint suaire
regard interdit minaude :
"je serai ta petite pute bien sage"
passe en boucle dans l'air marron des
cabinets ministériels comme cible n°1
la rencontre de ses cuisses et du métal
débile 28 :
"notre père noël qui êytes aux cieux"
sept mômes pourrissent dans sa toile glu-
ante christ superstrar pause pour
voici vêtu d'une peau de nègre jean paul gauthier
générique de maguy vs
entombed
 un volontarisme esthétique déclarant la guerre
colombes rôties exhalent une odeur de merde
hagards
enfermés dans une daube de rom-
éro(s) tartare +
respiration saccadée de la victime aux abois
(...)


articles


t-on pomper si punk veto

à l'occasion de la parution de Fragments de carnage de Jérôme Bertin / collection Vents contraires de Voix éditions

Ce n'est donc pas vrai qu'il n'y a plus rien à faire. On peut même faire papys du grunge d'avant et ressortir sa collection de Boxon et causer sur l'évolution des écritures. Il faut dire qu'on avait nos petites habitudes. La discographie de Jérôme Bertin pour exemple : dans Boxon 17, le canal culturel bien assez bourré, les références égales sous bien des points de vue, surtout les plus importants, dès qu'elles commencent à bien vouloir s'exploser. Rappel du début :

« Est un punk Egon Schiele corps torturés corps-démence Est un punk Schonberg dissonances fractures Est un punk Vincent Van Gogh se tranchant une oreille Sont des punks David Cronenberg adaptant Crash de J.G. Ballard et David Lynch faisant tomber des embryons du plafond dans Eraserhead Est un punk Allen Ginsberg qui demande à Peter Orlovsky d'ausculter son anus attaqué par des vers Est un punk Erik Satie jouant convulsions Embryons desséchés Sont des punks les Sex Pistols et les enfants du prince Charles arborant la croix gammée pour faire chier leur petit grand monde de merde [...] »

Le punk est donc tout sauf une réduction générique. Quant au texte trash qui remet les pendules à l'heure en commençant par casser les cadrans, s'il a bien sûr beaucoup de mérite, il a quand même des ressorts prosodiques remâchés, mais c'est aussi un type d'occasion dans lequel on a maintenant quelques habitudes. Parce que c'est vrai que le langage a bien cherché qu'on lui fasse cette violence là. Même les airs anthologiques qui jaunissent les fameux poèmes modernes : « il a deux trous rouges à la place du cul »1. Ce n'est pas parce que nos grand-mères commencent à se faire à l'idée que ce pourrait être moins vrai. Même si, à force, c'est facile à dire et même si, bien sûr, ça n'empêche que la décharge vengeresse et fera bien dire que l'auteur fait toujours bien de déconstruire à ce point-là.

Et même si la forme d'arrivée a ce quelque chose de chantage à bien attraper ringard qui se laisserait glacer par un décharné si poussé. Si la chronologie de son catalogue doit poser Fragments de carnage comme le retour de Jérôme Bertin au vers libre, c'est qu'il y a quelques détails de forme à redébattre. On comprendra donc que l'auteur a dû s'hypersensibiliser au carnage et pour cause : « le cauchemar est le seul mode de lucidité »2. Comme ce sont des fragments qui en ressortent, on pourra toujours craindre d'avoir une collection de joyaux, ce ne seront donc jamais que quelques vers un peu moins hétéroclites qu'espérables et notoirement pas soucieux à se peaufiner genre bien-sentis. D'ailleurs, la variété des niveaux énonciatifs est matérialisée presque redite par des codes typographiques très réglés : prélèvements heurtés et généraleries en gras, citations synthétiques en italique, phrases automatiques peut-être même le décrochage entre guillemets. À force, interrompu jamais que par les dessins crus tandis que cocasses quoique remués d'Anne Van der Linden, le respect des règles permet à la trame verticale de se détendre pour faire se tamiser les énoncés. Et c'est là que c'est formidable. Que les fragments puissent avoir des vacillements aussi significatifs, cela valait le coup de revenir en terrain sémantique, même s'il n'y a toujours rien à en attendre de moins carnage. Et pour cause : « notre chemin sera vertical »3. C'est donc pas rien si l'interlignage est aussi régulier. « dans un lieu sordide genre 1975 »4, ce type de suspension bonne à tout faire au point qu'il pourrait se passer des choses terribles, qu'il y a donc une ambiance intenable même si, pour le reste, il ne se passe pas forcément des choses si terribles dans le détail, au seul point de vue du fragment par fragment - alors que, bien sûr, le thème de la drogue, les voix de goering, aliagas, willis, zitrone, docteur doug ross, « voix d'outre tombe et de guy lux »5, « mike brant olympia 71 »6, « voix vaudeville dernier round »7, « voix reconstituée de jack the ripper »8, « voix de brad pitt dans 12 monkeys »9, burroughs et le stade oral dans tous les sens de l'avilissement même pas irréversible : « le prêtre-non officie en string léop/ d ard au garde à vous il dépose l'acide / sur la langue des fidèles »10, « un CDD de bouffeur de queues américaines »11, « "vous reprendrez bien un verre de foutre" »12. Autre exemple de dite phrase automatique décrochement : « "vos paupières sont lourdes vous ne pouvez plus dormir" »13, si bien qu'au-delà du discours automatique, même l'hypnose est devenue impraticable et, d'ailleurs, insomniaque. « "vous vous croyez dans un train de la vie" »14 tellement vrai que la misère sociale même la routine se donne pour un drame une certaine épaisseur destinale. On pourrait dire auto-expréciativement le « "voici notre base de données de bruits empoisonnés" »15. Un dernier fait formel pour la route : les enjambements suraccidentés. Par exemple : « sexe de nourris- / son hypertrophié »16 ou, plus technique : « yeux livides incrustés dans le plafo- / n (i) d de frelons de la culotte »17, voire sciemment pas tout à fait illisible, de ces encastrements en place de retraits efficaces et pas plus fiers que ça à cause de la hauteur de l'effet enchaîné : « slips ouverts génitaux flipf- / lapant la semence noire du reproducteur en chef / le nef plein de schnouf coupée / avec du détergent à ch/ / f iottes bas barbelés glaviottent »18. Mais, le même fait oblige de relever quand le procédé se fait parfois nettement plus chaffouré de sa froideur : « aux 400 coups le séducteur de petites f/ / b illes troquées contre came / le visage du futur crève les yeux ». Si les thèmes sont tellement emboîtés, au-delà du labeur prosodique, c'est donc un fait du carnage : « poupée russe mussolini / "dites haaaaaaaaaaaa" / il enfonce le canon dans la bouche à pipe / entame un va-et-vient sensuel »19 décidément ce que la pornographie n'est même plus le problème : « banque d'images X / fragments d'une grammaire nouvelle de l'agression »20 Et sur les rapports entre misère et délinquance sexuelles, cf. Antoine Hummel, « dettedeladette », revue Enculer n°3, Rennes, association Chien, 2008, p. 49-53, suite à « l'officier éjacule dans doudou de latex »21. Donc, il y a bien une cosmologie très cohérente là-dessous ou qu'importe s'il y a bien quelques vers qui ressemblent à des énoncés gras évasés de surétiration tel « l'homme sécrète du désastre »22 et ne pas compter dessus pour que ça rentre dans le détail. De toute façon, il y a bien un rapport entre l'obligatoire de la concaténation énonciative et « "regarde-moi quand je te baise" »23. C'est ça la poésie : l'avantage, c'est quand tombe dessus, c'est donc pas pour s'appuyer. Sur ce, on trouverait que le carnage... et charognards les qui voudraient les anecdotes en plus. C'est dire qu'un effet du carnage tient dans la tendance de la langue à aimer les codes y compris quand on lui a rien demandé : « cadavres de chats + pneus déferlent »24 ou, d'un autre niveau, le n'importe quoi de l'ère culturel, « générique de maguy vs entombed »25, devrait même - « sifflements de trains de la mort vs. / steve reich »26 - participer de la vitesse à laquelle les choses qui finissent par s'entreprendre « "il y a votre propre voix au bout du fil' »27 et c'est normal que le lecteur finisse par s'y entendre parler « torture viols ratonnades et + si aff »28 et tu parles que c'est celui qui dit qui : déforestation des supports d'oxygénations psychanalytiques.

David Christoffel

Publié le 21 avril 2008 sur site plexus-s 

1 Jérôme Bertin, Fragments du carnage, Elne, Voix éditions, collection Vents contraires, 2008, p. 25.
2 Ibid., p. 49.
3 Ibid., p. 7.
4 Ibid., p. 5.
5 Ibid., p. 20.
6 Ibid., p. 25.
7 Ibid., p. 26.
8 Ibid., p. 30.
9 Ibid., p. 38.
10 Ibid., p. 43.
11 Ibid., p. 40.
12 Ibid., p. 19.
13 Ibid., p. 5.
14 Ibid., p. 7.
15 Ibid., p. 8.
16 Ibid., p. 8.
17 Ibid., p. 10.
18 Ibid., p. 11.
19 Ibid., p. 9.
20 Ibid., p. 36.
21 Ibid., p. 43.
22 Ibid., p. 48.
23 Ibid., p. 34.
24 Ibid., p. 18.
25 Ibid., p. 31.
26 Ibid., p. 39-40.
27 Ibid., p. 41.
28 Ibid., p. 41.


article de Dominique Quélen
publié dans CCP, N°17; mars 2009

Avec la précision d'un cadavre dévasté, ces "fragments d'une grammaire nouvelle de l'agression " poursuivent la tâche de l'horrible travailleur Jérôme Bertin, en vers cette fois, dont certains gros et gras comme des slogans. Para-poésie politique (voir le dernier vers), mais tout autant intime, ce qui en fait aussi le prix quand surgissent les "nouveaux-nés" d'un "lieu sordide genre 1975", et la "peine capitale de la naissance". Une invention constante et une  furia comica empêchent le discours de se figer, entre autres par la pratique d'une forme personnelle d'épenthèse qui relance les sens en les déréglant, et l'auteur se charge lui-même de détourner le cours de ce procès-verbal qui coule avec la violence et la cruauté des fluides corporels. Car "parler c'est mentir vivre c'est collaborer". Intenable aporie. Le lecteur en reste sonné. Quatre dessins liminaires d'Anne Van der Linden annonçaient la couleur.

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Published by Alain Helissen - dans Collection Vents Contraires
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