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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:47
Alain Helissen & Jean-Pierre Verheggen
 
METZ in JAPAN
Voix éditions

IMG 8721 
 
Invités à intervenir dans le cadre de l’été du livre, à Metz
en 2003, Alain Helissen et Jean-Pierre Verheggen ont choisi
METZ in JAPAN
comme plate-forme de travail.
 
D’abord destinés à constituer un journal unique de très
grand format, exposé aux Beaux-Arts de Metz en juin 2003, les
metzologismes se sont accumulés jusqu’à se prolonger par leur publication
en livre.
 
Délocaliser une ville entière, c’est le pari, ou plutôt le « metz » fou, que
proposent ici Jean-Pierre Verheggen et Alain Helissen.
 
Plus que des metzfaits répréhensibles, le lecteur messin − ou messin malgré lui, comme
eût dit Metzlière − voudra bien les considérer comme d’innocentes metztrapolations littéraires.
Quant aux lecteurs extra-metzros, ils pourront visiter METZ IN JAPAN avec
des yeux émetzveillés par tant de metztravagances.
 
Metz fallait-il le préciser ?
 


[Extraits]
 
Metz ta physique dans la sienne !
Bon sang, metz c’est bien sûr !
Metz où est donc Ornicar ?
Des prometz, toujours des prometz, on veut des actes !
Le metzcénat n’est plus ce qu’il était !
Atmetzphère, atmetzphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmetzphère ?
Le metzcontentement est général.
C’est un self-metz-man, il est sorti à Metz tout seul !
Avec sa gueule de metztèque, il se metzestimait à tel point qu’il ne sortait jametz tout seul.
(…) 

Amis metzcovites bonjour !

Bienvenue à Metz

 

Un metz, metzdames et metzsieurs,

Comme on n’en fait plus

 

Le metz plus ultra !

 

Metz go !

 

 Metz-y la main au palmier !

Metz tes mains sur ses hanches !

Metz ta physique dans la sienne !

Metzcalade la !

Metz oui c’est ça !

Metz c’est bien sûr !

Metz comment donc !

Metz certainement !

Metz pourquoi pas !

Metz évidemment !

Metz au contraire !

Metz pas du tout !

Metz parfaitement !

Metz c’est moi qui…

Metz je vous en prie !

Metz non !

Metz j’espère bien !

Metz j’y compte bien !

Metz n’espérez pas vous en tirer comme ça !

Metz c’est tout à fait normal !

Metz c’est la moindre des choses !

Metz ne me racontez pas n’importe quoi !

Metz c’est faux !

Metz vous divaguez !

Metz quel remue-metz nage !

Metz c’est ignoble !

Metz laissez-moi vous expliquer !

Metz comment l’avez-vous su ?

Metz c’est une ineptie !

Metz c’est complètement dissymetztrique !

Metz il faut remetzdier à ça !

Metz c’est comme ça !

Metz ce n’est que partie remise ! 


Metz in Japan, Alain Helissen & Jean-Pierre Verheggen
format  14 x 21 cm ; 100 pages.
ISBN 2-914640-51-X
EAN 9782914640510
Prix : 15 € port compris (sauf hors-France)
Commande à Alain Helissen
(règlement par chèque à son nom)



Jean-Michel Marche   a lu "Metz in Japan"


Jean-Pierre Verheggen, "metzsie" de la langue "déprogammetz", et Alain Helissen, "metzre" es poésie-action, nous voilà, "metzdames" et "metzsieurs", à la suite des "Domémetz" et autres "metznestrels" (tous "metzritants", ne soyons pas "metzquins"), avec leurs "intermèdes" télévisuels, introduits dans une kermesse médiatique qui n'en finit pas de mettre à mal le vocabulaire. "Dammetz" ! En attendant la suite ("metz" ne vendons pas la "metzche"), Jean-Pierre et Alain font si bon ménage qu'ils nous mettent les "zygometziques" à contribution (directe ?). Au pays du "sommetz" couchant, japon sur l'oeil, ils ne bâtiront ni routes ni ponts, et sans regrets ni sushis, dans la quiétude de kyoto, parions qu'ils iront même jusqu'à retoquer Tokyo. Mais pour quels jeux ?

publié dans "Le Sel", bulletin du Centre Régional du Livre de Lorraine ; N°24, janvier 2010. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:41
 
 
 
 
…Rétablissez votre cohérence cardiaque
Et pavez votre vie de bonnes émotions …
 
 
24 pages ; format 15 x 21
Prix : 6 €, port inclus
idp éditions ; les hors-série du 22.
Ce livre est épuisé.






 
[Extraits] 



Au cœur du cerveau siège le cerveau émotionnel
appelé aussi
cerveau limbique
 
 
  
     Connecté au corps
plutôt qu’au cortex
le cerveau émotionnel
ne parle ni ne pense
 
Ce n’est pas lui
qui produit la poésie
 
Mais il exerce
un contrôle sur
de nombreuses fonctions
physiologiques
 
Par exemple sur
le rythme cardiaque :
 
le cœur a des raisons de s’emballer
que la raison n’emballe pas
 
Par exemple sur
la respiration :
 
seuls les branchiés
peuvent respirer
sous l’eau
 
Par exemple sur
la tension artérielle :
 
en tête à tête
se chercher des poux
 
Par exemple sur
les sécrétions hormonales :
 
Donnez l’hormone aux nécessiteux
Dieu vous la rendra
 
 
 
Par exemple sur
le système digestif :
 
Quand grêle l’intestin
la cacastrophe survient
 
 
 
Par exemple sur
le système immunitaire :
 
Abonnez-vous
à Norton anti-virus
et surfez tranquille
 
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:39
La vraie vie, c’est la littérature, a écrit Proust dont la vie, providence de Painter et de quelques autres, a été de la vraie littérature. D’autres vies possibles étaient racontées dans les livres, nous dit l’un des narrateurs d’Alain Helissen. La vie à quelques pas. Mais comment la vivrait-il, dès lors qu’il n’avait pas cessé de la lire ? Vraie vie et fiction ne peuvent s’exclure que momentanément, l’une est la condition de l’autre et une fiction peut en cacher une autre. Titre d’un roman de Rousselot : un train en cache un autre. Helissen parle justement de train du récit. Son décor, son allure ? Ici, on dirait une nouvelle, mais il y est question d’écrivains, en particulier de ceux qui n’écrivent pas de livre. On se demande donc une fois de plus où l’on est, ce qu’on lit, et l’inquiétude (à moins qu’on ne l’appelle ressort, suspense ou humour) ne tombe pas quand on nous dit qu’il faut des artistes pour égayer les fonctionnaires, quand le dialogue se met à ressembler à une enquête, puis celle-ci à une drague, et quand enfin le narrateur s’esbigne, nous laisse en plan : le train arriverait-il à destination ? Train fantôme. Moi voyageur illusoire. Je descends à la prochaine histoire.
Dialogues et échanges de correspondance entre auteur et revue ou éditeur, récit de tournage, poème écrit entre deux chapitres, fait divers affectant un personnage puis le narrateur qui devient héros d’une fiction qui n’intéresse personne, arguments, fictions théâtrales et autres scènes, Helissen multiplie les formes, de préférence dialoguées, et retourne chacune, la déstabilise, la déconstruit, l’interroge, peut-être pour lui faire avouer que, comme l’écrivait Pierre Klossowski cité en exergue d’un chapitre, on n’est jamais là où l’on est mais toujours là où l’on n’est que l’acteur de cet autre que l’on est.
 
François Huglo
Diérèse N°31-déc.2005.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:37
Alain Helissen
La Narration vous change la vie
 
 
Qu’est-ce qu’une histoire ? Qui raconte quoi, pour qui, pourquoi ? Alain Helissen a réuni les fragments de scripts, de scenarii, de brèves, de scènes, de dialogues, de prises de vue, d’extraits, de courriers, d’annonces, d’enchaînements, de coupures, de débuts, de fins, d’annexes, de confidences, d’avertissements, d’intercalaires, de dédicaces, d’argumentaires… qui sont autant de sujets de récits possibles, passés, présents, futurs, présentés avec la distance narquoise de celui qui ne saurait croire à ces sornettes, mais qui les échafaude avec un soin tout particulier, soucieux de véridicité, scrupuleux de plausibilité, excité par tant de virtualités, conscient de la force incommensurable de tout récit bien construit. L’objet à l’œuvre ici est le texte en cours d’écriture, sa venue, ses prolégomènes, ses prolongements inattendus, son fil d’Ariane, le feuilleton de ses avancées imperturbables dans le désir du lecteur captif. Helissen prend un malin plaisir à bifurquer sans cesse, aussitôt le décor planté : il conseille au lecteur la plus grande méfiance car la fiction a popularisé des stratagèmes efficaces pour orienter la pensée du consommateur de faux-semblant ; il lui prédit un sort funeste s’il se laisse guider par une machine littérature affolée. Coupez !
 
Christian Arthaud
CCP N°12

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:34
 

IMG_8777.JPG


Alain Helissen est très au fait de la création poétique contemporaine, des divers mouvements qui cohabitent, depuis le nouveau réalisme jusqu’au post-surréalisme en passant par la poésie ludique ou la poésie lyrique. Il a publié en juin 2003 pour la revue « Ecrire & Editer », un dossier qui a fait date et qui a constitué un inventaire très précieux et ouvert : Alain Helissen fait partie des poètes d’aujourd’hui qui revendiquent une totale liberté d’expression.
Né en 1954 et vivant à Sarrebourg en Moselle, il a co-fondé la revue « Faix » dans les années 80. il est chroniqueur dans différents périodiques et directeur de collection aux Editions VOIX. Son œuvre personnelle est également variée et originale. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont le dernier est intitulé : « la narration vous change la vie ».
Il s’agit d’un ensemble de récits qui mettent en scène leur propre processus d’élaboration. Comment écrire une fiction ?, s’interroge l’auteur. A cette question sérieuse, qui pourrait faire l’objet d’un traité pesant et grave, Helissen a choisi de répondre en mêlant les fictions, en passant d’un dialogue à un extrait de lettre ou à une scène de série B…Au total, 45 textes qui se télescopent ou se complètent. C’est virevoltant. C’est souvent très drôle et jamais ennuyeux. A chaque fois que le lecteur se sent embarqué dans une narration de longue haleine, ce diable d’auteur trouble le récit, le fait rebondir ailleurs et propose une perspective tout autre. La fiction rebondit toujours là où on ne l’attend pas. Avec ses histoires inspirées et surtout ses figures libres, le narrateur repart constamment à l’aventure, tambour battant. Bref, la fiction nous change la vie. C’est là la grande qualité de ce livre.
 
Bruno Sourdin 
Ouest-France, le 18/01/06

La narration vous change la vie
éd. Comp'Act
144 pages ; 21 €
Commande à l'auteur :
Alain Helissen 53 rue de l'Entente
57400 Sarrebourg
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:32
 
 
En deux mots comme en cent j’ai beaucoup aimé vos récits. J’ai suivi dans un constant éveil les démêlées surprenantes, inattendues, parfois très énigmatiques, de vos personnages avec la fiction qui leur donne un semblant d’être ou les escamote et dont ils sont plus d’une fois eux mêmes les producteurs, les inventeurs : tous ces télescopages entre une multitude de voix indifférentes au principe de non contradiction sont autant d’expériences humoristiques – ou fort graves – sur les paradoxes de l’écriture .
J’ai particulièrement aimé les textes où l’aventure prend une tonalité nocturne, inquiète, angoissée. Je pense par exemple à cette superbe adresse à une bohémienne (« Claire nuit »), un poème en prose qui a toutes les résonances d’un sortilège : votre texte réactive le mythe de la gitane à la fois tragique et démoniaque, avec un art extrêmement subtil des glissements, des surimpressions, des superpositions d’images et de tonalités ; il le réactive et le transmue complètement puisque – selon la stratégie générale de votre livre – cette bohémienne mystérieuse, maîtresse du feu vouée à l’errance, règne aussi sur « l’encre noire », puisqu’elle est elle-même productrice d’un livre, une des figures de l’auteur : les sortilèges du poème sont ainsi l’espace d’un jeu séculaire qui en décuple les miroitements.
Même gravité, même puissance d’envoûtement dans beaucoup d’autres pages. Ainsi « d’un instant l’autre », poème douloureux de l’éclatement, de la scission temporelle et d’une solitude que la mémoire découvre irrémédiable puisque l’Autre – le double ? – n’a jamais été au rendez-vous de l’instant. Il est très beau que l’écriture, quand elle tente de conjurer le vide, soit contrainte d’y reconnaître son espace originel. Tel est le rapport fondamental entre le narrateur et les personnages de sa fiction : dans « Le héros virtuel » le texte inaugure un prestigieux voyage aux résonances parfois baudelairiennes ; un voyageur prend naissance ; voici toute une aventure et de mystérieux paysages marins, une aventure que génèrent « les accidents horizontaux du voyage. Mais le personnage sera impossible à suivre jusqu’au bout, il échappe, son identité est « rompue ». Le récit n’appartient pas à son auteur ; le reprendre, le continuer, sera peut-être la tâche d’autres scripteurs – ou du lecteur peut-être ?– Si la fiction « change la vie » c’est pour y instaurer l’inquiétude, l’impermanence, la perpétuelle surprise, mais aussi l’inexorable sentiment d’une fragmentation aléatoire.
Voilà quelques impressions de lecture, un peu rapidement confiées à ma lettre. J’aurais pu aussi vous dire mon plaisir de voir la fiction écrite interférer avec celle des films, les machinations du texte confondues avec celles du plateau de tournage. Merci donc pour votre livre.
 
Avec mes sentiments les meilleurs.
 
Jacques Douté.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:30
 
Alain HELISSEN, La narration vous change la vie, Comp’Act.
 

Ce que j’écris est de la langue devenue fiction. La langue est une institution. Tous ses effets sont institutionnalisés. Si ce livre prend vie quand vous le lisez, il redevient substance morte quand vous le délaissez. Vous en êtes l’agent révélateur. Il s’agit bien ici d’une relation à trois entre le narrateur, la vie et le lecteur – actionnée indifféremment par une caméra multipliant les plans divers ou par un train impulsant une certaine cadence. Quelques titres éloquents portent témoignage en ce sens : Cadrages ; Des maillons du récit ; Clap ; Série B ; Le train du récit. La question fondamentale posée ici est : est-ce la vie qui ruine la fiction ou la fiction qui bouleverse la vie ? La fiction est-elle notre dernier recours ? Ou les récits mettent-ils essentiellement en scène leur propre élaboration ? De mots en mots la vie aura changé / Les mots ont fait silence et creusé sûrement le vide. L’écrivain et l’écriture servent de cadre et d’écran où les images aux contours acquis se profilent : la fiction est alors visible. Le problème qui demeure étant le suivant : comment mesurer l’écart entre celui qui écrit et ceux qui parlent à travers le récit ? Mais écrire n’est-il pas une autre façon de devancer la mort ? Le temps prenant de l’épaisseur se dédouble entre le temps de vivre et le temps d’écrire. Si la vie reprend le dessus ceux qui comptent pour vous vont faire taire votre langue.

_________________
Traversées N°44 ; octobre 2006.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:21
 
      Alain HELISSEN
La Narration vous change la vie
 
Editions Comp’Act
Fictions
Collection Morari
ISBN 2-87661-360-3
148 pages,15 x 21 cm
21 euros
IMG 8777


La narration vous change la vie
réunit un ensemble de récits qui mettent en scène leur propre processus d’élaboration. Comme si la fiction à l’œuvre n’avait de cesse de prévenir son lecteur : «Attention, une fiction peut en cacher une autre!» 
La narration ici tente de se dégager de multiples intrusions parasites mais la «machine à conter» déraille, emportant vers des destinations inconnues des wagons de mots indociles, des histoires qui n’en finissent plus de changer de voie, de vie.
Et qui réinventent le réel, comme une illusion salutaire.

Madame la Responsable de la fiction,
J’ai essayé d’imaginer des histoires susceptibles de constituer la matière première de films télévisés. Conscient du caractère inachevé de ces productions écrites, je vous les soumets pour réparation.
Je ne doute pas de votre faculté – c’est aussi votre responsabilité – à redonner à mes personnages une crédibilité que je n’ai, hélas, pas su leur donner moi-même. J’espère sincèrement que mes héros moribonds ressusciteront sous votre plume et, dans l’attente de les voir gambader sur les écrans, je vous prie d’accepter Madame la Responsable de la fiction, mes remerciements anticipés.
Le narrateur



Un exemplaire dédicacé de la narration vous change la vie peut-être commandé chez l’auteur, au prix avantageux de 20 euro, sans frais de port supplémentaires (chèque à l’ordre de l’auteur). Commande à : Alain Helissen, 53 rue de l’Entente 57400 Sarrebourg.

Obs. Il ne me reste qu'un exemplaire disponible de cet ouvrage. Me contacter au préalable pour réservation.

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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 19:01
 
 
Née en décembre 1999, la collection de poésie Vents Contraires est dirigée par Alain Helissen, aux Editions VOIX, elles-mêmes dirigées par Richard Meier.
A raison de 4 à 6 titres par an, la collection Vents contraires se propose de privilégier des textes écrits pour la voix, c’est à dire qu’elle retient surtout des poètes dont le travail trouve un prolongement sur scène, à l’occasion de lectures/performances. Cela dit, Vents contraires ne s’inscrit pas dans quelque courant poétique particulier mais entend rassembler diverses tendances de la création poétique actuelle, avec même des orientations vers des écritures proches du théâtre ou du récit, en excluant toutefois le roman. Par-delà les clivages, Vents contraires a l’ambition de rapprocher la poésie d’un plus large public, en la donnant à entendre autant qu’à lire.
 
Pour que la poésie, la pestiférée, la pressée en purée d’mausolée, soit libérée de ses nausées, rasée de son acné, dépoussiérée,
 
Pour lui restituer de son mordant, des sons et des couleurs, un sourire enjôleur,
des clins d’oeil ravageurs, des biceps d’camionneurs,
des rythmes tapageurs, d’la bonne humeur,
 
Pour lui rendre les sens pas seulement giratoires,
 
Pour redonner à sa langue pendante l’impertinence et la fraîcheur des tirades hors-piste
dévalant toute issue
 
Pour qu’entre légèreté et gravité
le choix ne soit pas qui des deux retrousser
mais de porter la confusion - la vérité n’est jamais aussi nue
qu’en caleçon -
 
Pour que la poésie, la mal apprise,
la récitée comme le Nom du Père absent,
genoux serrés, si mal articulés,
sorte du bois de langue
et sur la place harlangue,
Pour décrotter son rutilant derrière
Une collection valait bien d’ouvrir ses trouées,
rompant avec la douce quiétude
d’un village mythique aux sorciers affranchis,
Pour que des Vents Contraires
secouent les pistes asséchées,
crèvent la chape de plomb qui pèse
sur un territoire comme mis en réserve
 
Une Collection s’annonce
avec livres à l’appui.
 
 
Vingt titres paru :
 
Les Poétrous, par Alain Helissen
Tombeau d’Isidore Ducasse, par Jean-Pierre Bobillot
Sous la lumière d’Assise, par Patrick Dubost
Pour plus de liberté encore, par Hubert Lucot
Illyriques, par Serge Ritman
L’envers du confort, par Lucien Suel
Polyèdre, par Jérôme Game
Le coefficient d’échec, par Véronique Vassiliou
Kiosque à paroles, par Michel Valprémy
Ecrans, par Charles Pennequin
Aucune frontière, par Joseph Bruchac, traduit de l’américain par Béatrice Machet.
Aa , par Claude Dehêtre
Pendant smara, par Jacques Sivan
Le Nombril d’Or, par Georges Hassoméris.
Rimbaud X9, par Jacques Demarcq.
Equatorze, par Jean-Luc Lavrille
Karaokétêtés par les pieds, par André Gache.
111 points de contrôle, par Bruno Fern
Vents Contraires, force 18, (anthologie regroupant les 18 auteurs ci-dessus)
(VOUS) dans la montagne, par Franck Doyen
Fragments du carnage, par Jérôme Bertin. 
  

*Sur simple demande, une présentation détaillée de chacun de ces ouvrages peut vous être envoyée
.
(voir aussi ouvrage par ouvrage dans la rubrique "Vents Contraires". 

 
Tous les ouvrages de la collection se présentent sous un format 13,5 x 21 cm, avoisinent les 100 pages et sont vendus au prix de 13 euros (*) 
(*) sauf Equatorze, vendu 20 euro. (200 pages)
 
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Published by Alain Helissen - dans Collection Vents Contraires
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21 février 2008 4 21 /02 /février /2008 18:54

Essentiellement poétique, mon travail tend à affranchir une langue qui, appartenant à « tous et à personne », subit dans son usage courant un appauvrissement prononcé. C’est pour lui redonner du rythme à cette langue, de l’invention, de la liberté et des effets sonores que j’en joue sur des registres divers, exploitant très librement ses lieux communs, les détournant à volonté.

L’un des thèmes de cette œuvre poétique serait l’impossibilité de restituer par l’écriture ce réel que je sens indicible. D’où une propension dans certains de mes écrits à outrepasser tout esprit de « sérieux », optant plutôt pour des constructions syntaxiques ludiques à l’humour parfois cynique (Cf. Les poétrous, Metz in Japan, La part des émotions,…).
 
Un autre thème présent dans mon travail, en rapport avec celui évoqué précédemment, c’est celui de la solitude de l’écrivain. Lié au sentiment que j’ai d’écrire dans l’indifférence quasi totale des autres, à une époque aussi où l’écrit se voit impitoyablement supplanté par l’audio-visuel.(Cf. Rhapsodie du Je (Rafaël de Surtis), Le rappel des titres (inédit), On joue tout seul (inédit)
 
Le thème encore de « la fiction », que l’on retrouve surtout dans mon ouvrage La narration vous change la vie (Comp’Act, 2005). Ou l’impossibilité de raconter une histoire, illustrée ici par une suite de récits dans lesquels les personnages se regimbent et décident de prendre eux-mêmes en charge le déroulement de l’histoire amorcée. Comment croire encore en une fiction qui se fait passer pour la réalité ? J’ai vis à vis du roman une méfiance prononcée.
Mais je crois que la fiction est partout, indépassable, incontournable. Je l’utilise de façon outrancière dans Faits divers rigoureux (à paraître), un ensemble qui reprend en les déformant le plus souvent d’authentiques fais divers collectés dans les journaux. Une manière de mélanger délibérément réalité et fiction, l’une n’existant pas sans l’autre.
 
Pour résumer, je considère mon travail littéraire comme la seule liberté qui m’est laissée de réinventer un monde dans lequel, sans cela, je me sentirais très mal.




A.H.
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Présentation

  • : Le blog de Alain Helissen-Poésie
  • Le blog de Alain Helissen-Poésie
  • : BLOG de "poésie". Vous y trouverez une présentation des ouvrages d'Alain Helissen mais aussi des ouvrages publiés dans la collection "Vents Contraires" qu'il animait chez VOIX éditions/Richard Meier jusqu'en 2010. Actualités également du cycle de rencontres poétiques "Pontiffroy-Poésie"qu'il coanime avec Vincent Wahl à la médiathèque Verlaine (Pontiffroy) à Metz. Et infos diverses.Liste des recueils et revues chroniqués.Liste d'ouvrages de poésie (d'occasion) mis en vente, Présentation de nombreux livres d'artiste réalisés seul ou, le plus souvent, en duo avec un(e) plasticien(ne).
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