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7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 13:08

à l'initiative de l'Association "Partage-Poésie"

Rencontre avec le poète

Jean-Michel Espitallier

Médiathèque Verlaine

1 Cour Elie Fleur, METZ

samedi 3 octobre 2020, 16h 30

En raison des conditions sanitaires:

Réservation indispensable:

par mail: servicesauxpublics@mairie-metz.fr

par tél, service "Allo Mairie": 08 00 891 891 (service et appels gratuits)

Le masque, ainsi que la désinfection des mains,sont obligatoires

 

 

Nous sommes chanceux. Au moment où je vous parle, Jean-Michel Espitallier n'est visible qu'ici. Si vous tentez d'aller le voir ailleurs qu'ici, par exemple là-bas, vous ne le trouverez pas. Nous sommes chanceux d'être ici en même temps que lui.

 

Quand il n'est pas ici Jean-Michel Espitallier vit surtout à Paris. Il a travaillé dans l'édition. Il est aussi batteur.Il est le cofondateur de la revue JAVA qui fut, de 1989 à 2006, l'une des revues les plus « novatrices » dans l'effervescence poétique de cette période. Fin connaisseur de la poésie française contemporaine, on lui doit, entre autre, un dossier sur « la nouvelle poésie française » publié en 2001 dans le « Magazine littéraire » ainsi que deux anthologies qui connurent un réel succès : « Pièces détachées », Pocket 2000 et « Caisses à outils », Pocket 2006. Toutes deux furent rééditées.

 

De Jean-Michel Espitallier, Patrick Kéchician a pu écrire dans Le Monde qu'il « est l'un des poètes les plus mobiles et véloces de sa génération. » D'autres termes sont utilisés à son encontre, par exemple ; « franc-tireur », « inclassable », « atypique », « iconoclaste »...

Et c'est vrai que sa manière d'aborder et de pratiquer la poésie surprend. Le seul énoncé des titres de ses livres apparaît déjà comme un pavé dans la mare ou tout au moins une invitation à se marrer, avec ou sans canard. Jugez plutôt : « Le théorème d'Espitallier », « Gasoil ; prises de guerre », « Tourner en rond : de l'art d'aborder les ronds-points », « L'invention de la course à pied (et autres trucs », « Salle des machines ».

 

Le batteur Jean-Michel Espitallier joue aussi sur plusieurs claviers littéraires, listant, détournant, répétant, désaxant, tournant en boucle, faux théorèmisant, accumulant, édictant des propositions logico-absurdes. Dérision et fantaisie l'accompagnent. Mais pas que...mais pas sans queue, mais pas sans tête.

 

Son dernier livre, titré « Cow-boy » (éd.Inculte 2020), Vincent l'a lu. Je lui laisse le soin d'en parler, avant de donner la parole à Jean-Michel.

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 16:28
Tristan Félix

Tristan Félix

 

Carte blanche à

Tristan Félix

Le samedi 18 janvier 2020, à 16h30

Médiathèque Verlaine

1 cour Elie Fleur, METZ

 

Entrée libre

 

Tristan Félix : derrière ce « nom de scène » masculin apparaît une femme et à travers elle un kaléidoscope de personnages oeuvrant dans un théâtre cruel et facétieux. En se rendant sur le site de Tristan Félix, intitulé « arts vifs et poésie », on peut lire en ouverture : « Ouvroir de poésie sauvage et magique.Fabrique de créatures grotesques et tragiques. Haut-fourneau de l'enfance et de l'animalité. Observation des extrémités du vivant. CHANTIER INTERDIT AU CONCEPT. »

C'est là une bonne entrée en matière pour tenter de présenter cette « artiste totale » qui pratique à elle seule la poésie, le conte, le mime, le chant, le théâtre de marionnettes, d'objets ou d'ombres, l'art vidéo, la performance, la photographie.Elle semble aussi parler toutes les langues, y compris celles des oiseaux et surtout des langues imaginaires.Elle a codirigé avec Philippe Blondeau une excellente revue : La Passe qui pourrait bien renaître sous d'autres formes...à la manière d'Ovaine peut-être !

Difficile de savoir ce que va nous réserver Tristan Félix à la médiathèque Verlaine de Metz, le 18 janvier 2020 à partir de 16h30. On a osé, en tout cas, lui donner carte blanche. Osera-t-elle nous gratifier d'une « lecture prouesse » ? Ou se déguisera-t-elle en « clown trash » pour un numéro tenant des arts du cirque  ? Nous emmènera-t-elle dans le monde onirique et fantastique d'Ovaine, personnage à métamorphoses multiples qui a fait l'objet d'un livre récent (*) ? Ce qui paraît sûr, c'est que vous ne pourrez pas être indifférents à une telle débauche d'inventions verbales et de créations imaginaires dont la poésie reste le socle régénérateur.

(*) "Ovaine, la saga", éd.Tinbas, 2019.

 

Voici la présentation proposée par Vincent Wahl

 

Notre invitée d’aujourd’hui est donc la poète Tristan Felix. Fréquenter, plusieurs jours durant, les traces de l’activité artistique de Tristan Felix, parce qu’on sait, par exemple, qu’il va bien falloir trouver à dire quelques mots d’introduction, c’est faire l’expérience de quelque chose d’assez entier, de frais, d’enthousiasmant, mais aussi de perplexifiant . D’emblée elle est présentée comme une artiste polymorphe, quasi protéiforme ; clown, photographe, marionnettiste, poète, conteuse, danseuse. … mais assez vite, on comprend que toutes ces facettes sont celles d’un seul et unique personnage, en construction perpétuelle, et qui pourrait même être une vraie personne !

Un personnage qui parle avant de naitre, dit-elle d’elle même, Je connais au moins un précédent : Kirikou , bien sûr ! (Je pensais comparer TF à Lewis Caroll, à Raymond Queneau, à Tomi Ungerer, mais celui qui vient, c’est Kirikou !)

Et donc il y eut un moment, un crépuscule du matin ou du soir, où TF s’extirpa elle-même, par la force de sa propre voix, ce « moteur à éclosion », s’extirpa donc, comme Athéna, de la cuisse d’une rivière impressionniste pleine de renoncules blanches et chatouilleuses. Mais d’éléments biographiques, à part l’officielle naissance au Sénégal et la résidence à Paris ou dans sa petite couronne, point. Sauf un si je l’ai bien compris : la fréquentation de l’ école « de la Bienfaisance ». Le reste n’est peut-être que fantasme de ma part : j’imagine cet établissement comme furieusement catholique, j’imagine aussi que notre artiste s’y est trouvée exposée à une synthèse insidieuse entre les bonnes intentions et l’autoritarisme arbitraire, entre le douçâtre et le fielleux. Je vois de l’ennui, et le besoin de le tromper en inventant des jeux, des formes, avec ce qu’on avait sous la main, les débris, les bouts de ficelle ? Je vois dans tout cela une puissante et constante source de dégoût et d’inspiration. Mais peut-être aussi une école du regard et de l’écoute. Peut-être aussi l’origine d’une inclination vers des mystiques, des rituels, à condition qu’ils soient animistes, chamaniques …

A la vie, imprévisible, dit Tristan Felix dans la revue « recours au poème ». La vie dans tous ses possibles, dans tous ses prolongements, comme fabrique de créatures grotesques et tragiques, comme melting pot d’humanité et d’animalité. L’intérêt pour la tératologie, pour les poissons momifiés, pour la figure du clown, les marionnettes. L’intérêt pour les « termes » de la vie, ses franges ; la naissance – fût elle avortée- et la mort. Au cours d’un entretien filmé par son complice nicAmy dont j’ai déjà tiré plusieurs éléments, Tristan Felix défend le continuum de la vie, dit que la tâche du poète est de retrouver le continuum, contre le compartimentage que fabriquent les mots, les termes. Faire chatoyer tout cela. Laisser la vie exprimer sa puissance, laisser tout cela « germiner ».

Peut-être aussi faire surgir autour de soi par le pouvoir de la langue, de l’imagination, tout un peuple, une armée. D’avortons, de marionnettes, de golems, de chats noirs, de scarabées à la carapace vert métallique, de guerriers en origami, de fétiches, comme Karaba la sorcière ? On peut s’appeler Tristan, ou Ovaine, ou Gauvain, être un chevalier errant, être vaillant, comme Kirikou, on n’est pas pour autant réduit à être une poor lonesome cowgirl. Et ce peuple armé de sa faconde, on le suscite pour combattre quoi ? La sottise ? La lâcheté ? La méchanceté ? Les termes ? La mort ? L’ennui ?

Peut-être l’apprendrons nous aujourd’hui. Laissons opérer devant nous la magie. A toi, Merlin, à toi Gauvain, à toi, Tristan !

 

 

 

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9 novembre 2019 6 09 /11 /novembre /2019 11:26
photo de Patricia Castex Menier

photo de Patricia Castex Menier

 

 

Patricia Castex Menier

invitée par l'association Partage-Poésie

Le samedi 23 novembre 2019, 16h 30

à la médiathèque Verlaine

1 cour Elie Fleur, METZ

 

Entrée libre

 

Patricia Castex Menier est née à Paris, où elle vit. Elle est (ou a été?) professeur de français et de latin.

Elle a commencé à publier dans les années 1970. Son œuvre, riche aujourd'hui d'une vingtaine d'ouvrages, privilégie l'écriture poétique. Elle ne compte, si je ne me trompe pas, qu'un seul roman, « L'éloignée », paru aux éd. La Dragonne en 2001.Notons aussi que son dernier livre « Chroniques incertaines » (éd. Petra, 2019) utilise aussi la forme de la prose. Citons encore, parmi les titres les plus récents, « Al Andaluz » (éd. Du Cygne, 2019), « C'est si simple un poème » (éd.Pippa, 2018), « Adresses au passant » (éd.Henry, 2018), « Instantanés » (éd.Tipazza, 2018), « Notes d'égée » (éd.La Porte, 2018).

 

La poésie de Patricia Castex Menier prend racines, toujours, dans le quotidien le plus concret. Elle se nourrit de l'immédiateté des images et de l'émotion qu'elles suscitent, dans un souci de résonance, en écho de nos expériences communes. Cette poésie s'inscrit dans le passage. Elle aborde autant la gravité que la légèreté, avec parfois un brin de malice. C'est souvent un mot isolé qui est le départ d'un poème, comme un premier pas entraîne la marche à venir.

 

Patricia Castex Menier se dit « poète par intermittence ». Elle reste « en retenue », se gardant de toute déclaration intempestive. Dans un entretien avec Jean-Claude Tardif, qui lui a consacré un numéro spécial de sa revue « A l'index » titré « Les mots du silence », elle déclare n'avoir « pas de grandes idées, pas d'imagination, et encore moins de théorie. » Ce qu'elle sait surtout, « c'est que le poème naît du silence et y retourne lorsqu'il est achevé. » Dans le même entretien elle rajoute : « écrire, c'est d'abord être dans l'accueil, cela passe par le regard, l'écoute, une façon de se sentir disponible au monde, à l'autre, et de recevoir ce qu'il a à nous offrir. Alors les mots arrivent, portés par l'émotion, jubilatoire ou douloureuse... »

 

Si Patricia avoue, dans un précédent entretien avec Alain Freixe, que « rien ne remplace la lecture solitaire d'un livre, elle précise, heureusement pour nous, qu'entendre un poète lire ses propres textes, c'est bien aussi, mais attention à la tentation du spectacle... »

Du spectacle, il n'y aura pas, mais sûrement beaucoup d'attention et d'intérêt à l'écoute de Patricia Castex Menier et de sa poésie.

 

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 09:30
Pierre Guéry, avec son aimable autorisation

Pierre Guéry, avec son aimable autorisation

Pierre Guéry

 

sera l'invité de Pontiffroy-Poésie

le samedi 25 mai 2019, à 16h 30,

à la médiathèque Verlaine de Metz

1 Cour Elie Fleur

Entrée libre

 

Pierre Guéry

Né en 1965 à Marseille où il réside toujours, Pierre Guéry a étudié la musique, l'art dramatique et la danse contemporaine avant de passer un doctorat en lettres et en phonétique appliquée à la didactique des langues, ce qui lui vaudra d'enseigner pendant une dizaine d'années la littérature comparée, en Grèce et en France.

Il se consacrera ensuite à la poésie-action, à travers d'abord des performances et même du théâtre musical. La publication des textes viendra plus tard. Ce qui l'anime tout entier, ce sont les expériences pluridisciplinaires mêlant danse butô, art vidéo, musique improvisée. Ses recherches rythmiques et mélodiques sur le phrasé de la parole lui font utiliser le cri, la voix et le corps comme éléments essentiels de son expression poétique.

Très à l'aise dans le mélange des genres, il allie des influences multiples et ses interventions scéniques révèlent un engagement prononcé sur des sujets aussi importants que l'enfermement, la folie, la sexualité, la maladie, le deuil...

Ainsi, parmi ses premiers textes, « Bascule » (2006) est un monologue mis en espace et interprété par 3 comédiens. C'est un texte choc dans lequel des images torrentielles décrivent l'horreur d'une guerre civile. La même année Pierre Guéry monte « Alien-Nation » sous titré « Mécanique de parole pour la scène ». Ces 2 textes seront publiés par le collectif belge Maelström, très actif sous la houlette de David Giannoni et avec lequel Pierre Guéry mènera de nombreux projets.

La dimension scénique de son travail lui vaut de participer très tôt à de nombreux festivals internationaux, au Québec, à Beyrouth, à Berlin, Bruxelles, Genève...sans compter bien sûr ses multiples performances en France. Il fut l'un des invités en 2016 et l'an passé, du festival « Poema ».

On aura compris que Pierre Guéry privilégie la poésie sonore et que, de ce fait, sa bibliographie ne comprend qu'une dizaine de livres personnels (parmi lesquels des fictions), à côté de divers ouvrages collectifs, anthologies ou catalogues.

Mais on peut y rajouter des enregistrements audio, sous forme de CD ou l'écouter sur sa chaîne Youtube « Voice Kabinett ».

Pierre Guéry est aussi animateur d'ateliers, traducteur...infatigable agitateur et brasseur poétique.

 

Note: Vous pouvez écouter Pierre Guéry sur la playlist de Youtube: "My Talking Heads":

https://www.youtube.com/playlist?list=PL2465LndpJbkVNkhgmbkxp4Q1TPz5VGvQ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 11:14
à diffuser, merci

à diffuser, merci

Dans le cadre du Printemps des Poètes 2019

Pontiffroy-Poésie et l'association Partage-Poésie accueillent des poètes du Grand Est

le samedi 9 mars 2019, à partir de 15h

Médiathèque Verlaine, 1 cour Elie Fleur, METZ

 

Voici la liste des participants ainsi qu'une brève présentation de chacun d'entre eux.

Claire ANTOINE : Ancienne professeure de lettres, elle écrit des textes poétiques et théâtraux qui oscillent entre l'affectif et la présence au monde par le langage. Parmi ses derniers recueils, le plus souvent auto-édités, citons « Desvergondages », « Là où je m'étais arrêtée » et « J 'aperçois... l'ombre de mon profil. » Côté théâtre, ses saynètes sont regroupées dans divers recueils ou paraissent sur le site « Le Proscenium ». Elle se consacre également à l'analyse des textes poétiques d'Amable Tastu, auteure de l'époque romantique.

 

Didier BENINI : Contemplatif aiguisé et « écriturien » besogneux, Didier Benini s'est nourri des ouvrages des plus grands écrivains tels Céline, Kessel ou London. L'écriture, parfois périlleuse mais toujours libératrice, lui permet de trouver son équilibre. L'un de ses textes, « Le cri des Zanimaux », a été intégré à un livre d'étude du français d'une université californienne (Focus Publishing, 2007). Comédien amateur, Didier Benini tente ainsi de dompter le tract qui le saisit à chaque représentation. Son dernier ouvrage : « Jets d'encre » a été publié en 2018.

 

 

Dom CORRIERAS : Né en 1952 en Gironde. A vécu en Corse puis dans la région niçoise avant de s'installer à Maizières les Metz. Ex directeur de création en agences de pub, il a animé depuis 2015 et jusque fin 2018 des rencontres poétiques à Woippy. A publié « Ce caillou » et « Le Roi des cailloux » (2009), « Vingt-deux poèmes autour de mille ans (2011), tous épuisés. Plus récemment, « Ad libitum », poèmes et nouvelles. Anime aussi le blog « le bordel des poètes » (http://domcorrieras.fr).

 

Alain CRESSAN : né en 1971. Dirigeait la discrète collection « Ink ». A publié poésie, critique et traductions dans différentes revues. Livres : « Duo de Felos » (Amastra-n-gallar, 2010), « Tabouret » (sur des dessins de Claude Royet-Journoud, 2011), « Jeux » (Contrat Main, 2011), « Esfera Volante » (Amastra-n-gallar, 2012), « A fin de » (ink, 2013), « Du jeu dans la lecture »-version cartographiée (Contre-mur, 2014), « Orbis Personae » (Amastra-n-gallar, 2015), « A fin de (peser le mouvement) » (Eric Pesty éditeur, 2018.)

 

Danièle DOSSOT : Ancienne professeure de lettres au lycée Loritz de Nancy, Danièle Dossot est aujourd'hui retraitée. Elle réside à Villers-les-Nancy et se consacre désormais à la poésie et à la peinture. Elle a animé des ateliers poésie et slam. Outre de nombreuses publications en revues, elle est l'auteur de 4 livres : « Ce qu'il reste de l'aube » (Atramenta éd.,2013), « Les Passantes » (Stellamaris éd., 2014), « Nocturnes » (Stellamaris éd.,2016), « Les ombres de passage » (A.S.P.E.C.T, 2018). Elle a participé aussi à différentes anthologies poétiques ou ouvrages collectifs. On peut la retrouver sur facebook.

 

Alain HELISSEN : Né en 1954. A co-fondé la revue Faix et collaboré à plus de 60 revues. Parmi ses derniers ouvrages : « On joue tout seul » Corps Puce, 2010), « Des lettres de la Voie Lactée » (Cactus Inébranlable, 2016). S'est plus orienté, ces dernières années, vers la réalisation de livres d'artiste, seul ou en duo. Il co-anime avec Vincent Wahl, depuis 2007, le cycle de rencontres poétiques « Pontiffroy-Poésie. Toute son actualité littéraire se trouve sur son blog : http://alainhelissen.over-blog.com

 

Jean-Louis HOUCHARD : Né en 1947 à Dombasle (54) où il réside.Poète, musicien improvisateur non-idiomatique. A joué avec Cage, Humair, Bobillot, Parant...Initiateur de l'ouvrage collectif « Rencontrer John Cage (Voix éd.).Dernières publications : « Médits », avec J.M. Marchetti (éd. Rencontres, 2011), « Etudes de Frottements », avec Myriam Librach et Cécile Borne (galerie 379, 2012), H/H-Battements », liv. D'artiste avec Daniel Humair (éd. Rencontres, 2014). Jean-Louis Houchard a été l'invité de « Pontiffroy-Poésie » le 5 décembre 2015. Il a été accompagné par la danseuse Stéphanie Court.

 

Jacques PIERRE : Né en 1960. Vit et travaille à Golbey dans les Vosges. Médecin généraliste. Auteur de 2 recueils : « L'usure des saisons » (2013) et « Chemins perdus »(2016), tous deux aux éd. Aspect.Il a aussi réalisé, avec Annie Tremsal, un livre d'artiste : « L'espace d'une faille » (2017) et écrit les textes d'un album photo des frères Rémusat : « Nuances Vosges » (2017). Jacques Pierre a publié dans diverses revues (Poésie sur Seine, Revue 17 secondes...) et anthologies. Il participe à des lectures publiques et organise lui-même des événements à Golbey.

 

Gilbert VAUTRIN : Né en 1949 près de Nancy, ville où il vit toujours. Poète-marcheur qui se laisse interpeller par le Dehors. Il a publié 4 livres aux éd. Aencrages & Co : « KWZ », « L'hiver un autre », « De plain-pied » et « Anges et Corbeau ». Se sent proche de la démarche du plasticien Hamisch Fulton (la marche est l'oeuvre d'art » ou du peintre Alexandre Hollan « je suis ce que je vois ».

 

Vincent WAHL : Né à Strasbourg en 1957. Vit à Paris et à Metz. Cherche une poésie de l'urgence et de la légèreté. Veut défendre l'épaisseur symbolique, la perplexité de la langue, contre le rouleau compresseur du performatif. Co-anime le cycle de rencontres poétiques Pontiffroy-Poésie. Publications : «  Communauté des parlants » (Cylibris), « Oeil ventriloque » et « Tous les râteliers » (Rhubarbe), « Mort sous-marinière » (avec Myriam Librach et Michel Henné), d'autres livres d'artiste avec Eole et Max Partezana, A paraître en 2019 aux éditions Henry : Par où Or (ne) ment.

 

 

 

 

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 10:31
Thomas Vinau le 8 décembre à METZ

L'association Partage-Poésie, dans le cycle des rencontres poétiques "Pontiffroy-Poésie"

invite

Thomas VINAU

le 8 décembre 2018, 16h30

à la médiathèque Verlaine

1 cour Elie Fleur, METZ

 

Entrée libre et gratuite

 

Thomas Vinau est né en 1978 à Toujouse et vit, si cela n'a pas changé, à Pertuis au pied du Lubéron. Dès l'âge de 15 ans, il sait que lire et écrire accompagneront sa vie. Et c'est par la poésie qu'il entrera « en littérature ».

La poésie, il la conçoit en prise directe avec la vie et non exempte d'humour. C'est elle qui l'accaparera pendant les premières années d'écriture. En 2011 paraît, aux éditions Alma, un premier roman « Nos cheveux blanchiront avec nos yeux », qui obtient un succès immédiat et sera réédité en poche chez 10/18 dès 2012. D'autres romans suivront mais la poésie y reste étroitement mêlée. Thomas Vinau aime à se définir comme « écrivain-fenêtre » qui observe le monde avec humour et humanité. Le quotidien est son terreau. Il y cultive des mots ordinaires avec l'ambition qu'ils parviennent à toucher l'universel. Et Thomas Vinau y réussit avec brio, projetant son lecteur bien au-delà des murs qui l'abritent. Cela avec modestie, ainsi que le décrit ce passage extrait de « Bleu de travail », l'une de ses dernières publications :

 

Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d'enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l'autre. Un oubli après l'autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

 

Les dieux, pour Thomas Vinau, seraient plutôt du côté des « clochards célestes », ces frères en écriture auxquels il rend volontiers hommage. Citons Autin-Grenier, Pirotte, Brautigan, Perros, Céline, les beats, Carver...la liste est bien plus longue.

 

A 40 ans, Thomas Vinau a déjà une œuvre abondante et variée. Depuis ses débuts il manifeste un intérêt pour ce que l'on nomme la « micro édition », ces livres minuscules souvent réalisés artisanalement à un nombre limité d'exemplaires. Il travaille volontiers en duo avec des artistes divers. Dans ce domaine, l'une des belles réussites c'est « p(H)ommes de terre », où ses poèmes brefs viennent répondre aux pommes de terres sculptées de René Lovy.

 

Merci à Thomas Vinau d'avoir traversé la France pour nous offrir une traversée sélective de ses écrits qui, je n'en doute pas, donnera l'envie de découvrir plus avant une œuvre qui s'inscrit dores et déjà parmi les plus attachantes de la création poétique actuelle.

 

Alain Helissen

novembre 2018

P.S. Comme pour toutes nos rencontres, l'invité dédicacera ses dernières publications en fin de séance (vers 18h)

NOTE : Thomas Vinau sera également présent le 7 décembre, à partir de 18h 30, à la librairie La Cour des Grands, 12 rue Taison à Metz. Cette rencontre s'intéressera aux textes édités en littérature et notamment à l'ouvrage "Comme un lundi".

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 16:26
affiche

affiche

Les amateurs de poésie ne sauraient ignorer l'importance, dans le panorama poétique français (et international) contemporain, de Julien Blaine, l'un des grands poètes-performeurs et sans doute l'un des pionniers du genre.

Il y aurait tant à dire sur lui, et le personnage hors-norme a déjà suscité de nombreux articles et publications, que je ne rajouterai rien, sinon que sa venue à Metz tient de l'événement.

Ne manquez pas la performance que Julien Blaine effectuera le 26 mai prochain dans les jardins Koltès (si la météo est favorable) ou à défaut dans les locaux de la médiathèque Verlaine, 1 Place de la Bibliothèque Metz.

Début de la rencontre : 16h 30.

Entrée libre.

Julien Blaine dédicacera de ses multiples ouvrages en fin de rencontre.

Venez nombreux.

 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 17:38

à l'occasion du Printemps des poètes

Pontiffroy-Poésie accueille

13 poètes 

le dimanche 18 mars 2018

à 14h30

Médiathèque Verlaine, 1 cour Elie Fleur, METZ

Entrée gratuite.

Notre désormais traditionnelle séance collective du mois de mars revêt cette année une dimension exceptionnelle. D'abord parce que  sa durée est multipliée par deux. En effet, la rencontre débutera dès 14h30 pour se terminer vers 18 h. Elle sera, rassurez-vous, entrecoupée de deux pauses. Pendant la plus longue, il sera possible de se désaltérer et de grignoter un peu (il n'est pas interdit d'apporter boisson et nourriture) Ensuite, c'est la première fois qu'elle aura lieu un dimanche, sur la suggestion de la médiathèque Verlaine.

Cette durée inhabituelle nous a permis de proposer une carte blanche d'une demie heure à Dom Corrieras qui a convié au festin trois poètes amis. Voici le communiqué pour cette séquence:

Drôles d'Oiseaux, ma parole !

lecture partagée à la médiathèque Verlaine
> le dimanche 18 mars à partir de 14 
h 30

Dom Corrieras oeuvre en équipage

avec ses amis Michel Sirey, Claude Billon et Joël Gross mêmement, le verbe en haillons, en habit princier, la poésie comme un pôle fraternel dédié à cette Marche à l'amour, la seule qui compte vraiment par les temps qui courent !

Corrieras a publié dernièrement: Ad Libitum,
aux Editions du Baz'Art Poétique

Mais il y aura beaucoup d'autres poètes invités à lire leurs textes :

Claire Antoine, Didier Benini, Sophie Bykovsky, 

Chloé Charpentier, Jean-Louis Houchard,

Alain Helissen, Anita Navarrete Berbel,

Gilbert Vautrin, Vincent Wahl.

 

En fin de séance, vous pourrez découvrir les ouvrages des poètes présents et vous procurer ceux qui vous intéressent.

Au plaisir de vous retrouver le 18 mars !

Bien cordialement à tous,

Alain Helissen et Vincent Wahl,

animateurs de Pontiffroy-Poésie

 

 

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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 08:13
Jean-Marc Couvé prochain invité de Pontiffroy-Poésie

Samedi 9 décembre 2017

Pontiffroy-Poésie accueille

 

Jean-Marc Couvé

16 h 30

Médiathèque Verlaine, 1 cour Elie Fleur, METZ

(salle services numériques)

Entrée libre

 

 

 

Né à Paris et vivant aujourd'hui à Dieppe, Jean-Marc Couvé a exercé plusieurs métiers, dont ceux de courtier et de journaliste en Allemagne (Saarbrücken), avant de devenir professeur des écoles.

 

Il a été présenté, dès son « entrée en écriture » et alors qu'il était encore adolescent, à Louis Aragon, Jean Rousselot et Pierre Seghers. Plus tard, il a été proche de Philippe Soupault qui a d'ailleurs postfacé son premier livre joliment intitulé « La parole à la défonce ». En 2014, il a rendu hommage à Soupault en lui consacrant un numéro spécial de la revue « A l'index ».

 

Il y aurait bien d'autres noms à citer, plus ou moins illustres, dans la proximité littéraire de Jean-Marc Couvé, tant il attache d'importance à l'amitié. Ainsi, ne se contentant pas de les lire, il aime à fréquenter les auteurs avec lesquels il se sent des atomes crochus. Et ses atomes virevoltent dans des jeux avec une langue volontiers désossée, empruntant à l'humour mais sans négliger un goût pour la révolte « La révolte est un art / ça s’prépare, ça s’prépare / au boulot mon canard, retrousse tes nibards… », un goût aussi de la dérision, une « moquerie devenue, en deux mots, mot-cri ».

 

Tout jeune sexagénaire , Jean-Marc Couvé n'a à son actif qu'une douzaine d'ouvrages, exceptées ses nombreuses participations à des revues. Il me disait récemment que ses livres naissaient le plus souvent de projets établis à partir de ses rencontres avec des éditeurs amis, son but n'étant pas de publier à tour de bras pour gonfler sa bibliographie.

 

Son dernier ouvrage, « NatUrES », avec des photos de nues de Rana Perrier, date de juin 2017. Il prépare actuellement un livre-hommage à Jean l'Anselme, l'un des autres poètes figurant, en première place peut-être, de son panthéon littéraire.

 

Comme d'habitude, notre invité lira de nombreux extraits de son travail et échangera avec le public. La séance se terminera par une vente-dédicace de ses ouvrages.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 13:26
Jean-Pierre BOBILLOT, invité de Pontiffroy-Poésie

PONTIFFROY-Poésie

accueille

Jean-Pierre BOBILLOT

le 10 juin 2017, à 16h 30

Médiathèque Verlaine, bâtiment "Services numériques", 1 Cour Elie Fleur, METZ

Entrée libre

 

BOBILLOT and Co

 

 

Dans l'ouvrage qu'il lui consacre (éditions des Vannaux, 2016), François Huglo déclare que Jean-Pierre Bobillot est le poète le plus pop qu'il connaisse, ceci par opposition au poète rock. Un pop-ète, alors, Bobillot ?

Peut-être, mais du genre « bruyant », « enfonceur de clous », « chercheur de poux », « pousseur de bouchons », « concasseur phonétique », j'en passe et des meilleures.

Cela fait bien longtemps qu'il s'active, Bobillot, sur le front poétique, celui plus particulièrement de la poésie sonore.  Un activisme déployé autant sur le versant théorique que pratique, ponctué  de nombreuses publications, colloques, conférences, lectures performées souvent accompagnées par d'autres « semeurs de bruits », comme Jean-Louis Houchard, complice de longue date et que nous aurons le plaisir de voir officier tout à l'heure à ses côtés.

Si l'on revisite l'oeuvre de Bobillot, on constatera qu'elle apparaît, pour une grande partie tout au moins, comme un infatigable  « work in progress », un processus ininterrompu de réactivation  de textes sans cesse remaniés au fil du temps et dont les « mises à jour » se glissent progressivement dans de nouvelles publications. Comme si l'auteur ne cessait d'insister sur ses propositions poétiques, cherchant à les décliner sous des formes multiples, jamais définitivement figées, pour multiplier peut-être leurs effets. Et, pour ne pas allonger cette introduction, je ne peux que renvoyer encore, parmi d'autres, à ce récent ouvrage déjà évoqué de François Huglo qui détaille les étapes d'un parcours très mouvementé.

Selon Bobillot, « écrire c'est faire flèche de tout bois dans la langue, ne la laisser souffler sous aucun prétexte ». C'est son côté « rocker » qui reprend le dessus pour venir « crever le matelas de mots » un peu trop confortable  et découdre ainsi le fil blanc de la langue.

Scandant, par exemple :

 « PO-ésie c'est tout ça à la fois

PO-ésie c'est pas tout et n'importe quoi

PO-ésie c'est pâtouça

mais quand faut y aller... »

 

alors, sans plus tarder, vas-y, Jean-Pierre !

 

Note : Jean-Pierre Bobillot sera accompagné, pour une partie de son intervention, par Jean-Louis Houchard (bruitiste) et par Stéphanie Court (danseuse).

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Présentation

  • : Le blog de Alain Helissen-Poésie
  • : BLOG de "poésie". Vous y trouverez une présentation des ouvrages d'Alain Helissen mais aussi des ouvrages publiés dans la collection "Vents Contraires" qu'il animait chez VOIX éditions/Richard Meier jusqu'en 2010. Actualités également du cycle de rencontres poétiques "Pontiffroy-Poésie"qu'il coanime avec Vincent Wahl à la médiathèque Verlaine (Pontiffroy) à Metz. Et infos diverses.Liste des recueils et revues chroniqués.Liste d'ouvrages de poésie (d'occasion) mis en vente, Présentation de nombreux livres d'artiste réalisés seul ou, le plus souvent, en duo avec un(e) plasticien(ne).
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