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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 16:20
Dans la collection Vents Contraires
chez VOIX éditions

ISBN : 2-9514799-14-X
80 pages ; format 13,5 x 21cm;
Prix : 13 euros
(rajouter 2 euros de frais de port)
20 ex. de tête enrichis d'annotations de l'auteur et d'un démontage à partir du collage illyricartographique : 30 euros.


Journal tenu pendant le mois de mai 1999 : guerre au Kosovo.
Réécriture d’Ovide en courts-métrages des premières années des soviets : les images brouillées…
Pour : écouter la politique d’une écriture, feuilleter le journal du poème…
Contre un agir communicationnel (Habermas) à la mode…
Pour : inventer un pays commun où tout ça c’est du vent (Kateb Yacine)
 
 
 
 
’auteur
 
Serge Ritman est né en 1954, sous le patronyme de Serge Martin. Il vit et travaille à Caen où il enseigne en IUFM. Il participe à des revues d’enseignants (Le Français aujourd’hui, Argos,..) ainsi qu’à des revues littéraires (Europe, Action poétique, Le Nouveau Recueil, Sapriphage, ). Poète et essayiste, il a écrit deux livres sur l’enseignement des contes et des poèmes aux Ed. Bertrand Lacoste et deux essais de poétique : Francis Ponge, col.Référence, Ed.Bertrand Lacoste ; la poésie dans les soulèvements (avec Bernard Vargaftig). Son œuvre poétique connaît, depuis 1996, un développement soutenu. Il co-anime depuis 2007 la revue "Résonance générale".

(extraits)

tu sais la vie passe dans les jours
comme au cinéma la lumière
traverse la bobine qui défile

puis les rêves n'écrivent rien
les siècles ont beau changer
et les millénaires passer filer

on dit restent les empires
les films j'allais écrire ça empire
mais qui peut juger le temps

voilà que les rêves donnent
un titre poussière dans la lumière
deux jours après sans comprendre

(...)

 
 
 
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 16:07
Dans la collection VENTS CONTRAIRES
dirigée par Alain Helissen
aux Editions VOIX
 ISBN 2-914640-01-3 
84 pages ; format 13,5 x 21cm
Prix public : 13 euros 
(rajouter 2 euros de frais de port)
L’un des 20 exemplaires de tête accompagné d’un carnet publié aux Sauvages éditions : 30 euros franco de port
 
Angèle Basile-Royal est une mnémographe. Elle n’écrit que ce qu’elle voit. Partie au pays des sauvages, elle y a vécu un temps indéfini. D’après ses notes, les sauvages composent un peuple étrange aux coutumes très proches des nôtres. Ils vouent un culte à Sepoié, anagramme de Poésie, dont la représentation (l’incarnation) aurait disparu. La tribu serait toujours à sa recherche...
Véronique Vassiliou est la descendante directe d’Angèle Basile-Royal. Elle a retrouvé, édité et diffusé les carnets conservés, entre autres objets (os, fragment de manuscrit, cassette, fleur) dans une vieille boîte à biscuits qu’elle exhibe lors des lectures publiques auxquelles elle est invitée.

L’auteur
 
Née en 1962 à Toulon, Véronique Vassiliou est conservateur des bibliothèques. Son activité littéraire se déploie sur tous les fronts de la poésie : articles, notes, chroniques, traductions, textes de catalogues d’exposition, anthologies, lectures/interventions publiques, livres d’artistes,...
Jalonné par de multiples collaborations à des revues (Ralentir Travaux, Action Poétique, Europe, Procès, Cahier critique de poésie, faire-Part, Nioques, etc), ce parcours foisonnant comprend cependant assez peu de livres « personnels ». Citons, parmi les plus récents :
 
- N.O., le détournement (extraits), Ed.Contre-Pied, sep.1998.
- Je dans quelques uns de ses états, Ed. des petits livres, 2000.
- Seuils, ed. Harpo &, 2000.
- Appellation contrôlée, Fidel Anthelme X, hiver 2000.
- La boîte d’Angèle Basile-Royal conservée par Véronique Vassiliou, Les sauvages éditions, mars 2001.
- N.O. le détournement Comp’Act, 2003.
- Une petite nappe verdâtre mal découpée, Tarabuste, livre peint par Pascale Piron et Contre-Pied, 2004.
- Le + et le – de la gravité, Comp’Act, 2006.

-extraits-

carnet 1

Les sauvages peuvent être inquiets. La vie dans l'état sauvage peut être extrêmement difficile.

Un sauvage privé de ce qu'il aime se noue.

Il peut devenir muet.

Un sauvage noué est en grande détresse.

Si un sauvage se trouve face à un sauvage noué et muet, cela provoque un effet étrange. Un heurt sans heurt : les deux sauvages sont noués et muets. Ils souffrent côte à côte, tout raides.

Les sauvages sont fiers. Ils ne savent pas s'excuser.

Mais tous les sauvages savent pleurer.

Et tous les sauvages essaient de toujours tout comprendre.

Un sauvage en train de se dénouer est fragile et un rien (un sourire qui n'en est pas un, par exemple) peut le renouer tout de suite. Un rien peut aussi contribuer à le dénouer encore plus vite (un vrai sourire, par exemple).

Pour se dénouer, les sauvages dépensent une énergie considérable.

 
 
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:53
Dans la collection VENTS CONTRAIRES
aux Editions VOIX
 
 
 
 Commerce frais des langues à l’étal
(extraits)
 
- grisée la langue de l’ascète, cendreuse du pince-mot, du claque-bec, et plate comme sole, comme carpette usée, langue morte, en friche, qui ne lèche, pourlèche que les murs élus des grottes et des caves, qui n’a rien dit encore, rien beuglé, murmuré, ni pouce, ni mange, ni je suis, moi, la boue de l’homme, ni son ange, ni la lueur des forêts, ni l’esprit de feu, de vin, ni la pierre du chemin, le bon grain, l’asticot, rien, rien, rien qu’une plainte aigre, bègue, qu’un morse de pacotille.
 
- rouge la langue du coureur des bois, de l’apprenti voyou, rouge gibier, rouge camion, et luisante, trempée à souhait, comme limace sous l’averse, langue à laper, à boire cul sec, (...)

NDLR : Michel Valprémy est décédé brutalement le 4 septembre 2007 à l'âge de 60 ans.
 
 
 
 ISBN 2-914640-02-1
104 pages ; format 13,5 x 21 cm
                       Prix public exemplaire courant : 13 euros )
(rajouter 2 euros de frais de port )
 
L’un des 20 ex. de tête, numéroté et signé, accompagné d’un fragment
de manuscrit de l’auteur 30 € franco de port
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:47
Dans la collection Vents Contraires 
 
113 pages ; format 13,5 x 21 cm;
Prix public : 13 euros
(rajouter 2 euros pour frais de port)
L’un des 20 ex. de tête : 30 euros
 
 
 
personne ne sait exactement
mais des rumeurs d’attaque
de cortège par bandes organisées
ont circulé dans le polyèdre (*)
 
Jérôme Game pratique une poésie du pli
engageant les plans du corps,
du langage lui-même, et du pouvoir.
Comme une géométrique en mouvement,
 
de style multi-faces à vers réfléchissants.
La rumeur prétend qu’il a des escaliers
qui lui traversent la tête -horizontalement-
Que c’est pour ça qu’elle bande.
 
(*) solide limité de toutes parts par des polygones plans.

-extraits-

Face a-

violence-
doigts
violence-
(prise dans les doigts
pendant le
les derniers.

vivant par
reprenant
comme une
en une
même de crématoires
vite, à lire
vv', activiste
-consomme, d'un
consonne
.Car sur les
, mais les la
La plasticité
carnation dont
comment la mort,
transcendant,
t-il ainsi une
parle de la chair
tous les champs de
en super-marchés
(de=) à la matière",
"le corps
le
sont finalement
ainsi ce texte 


(...)
 
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:35
Dans la collection Vents Contraires
 
 
ISBN 2-914640-09-9
112 pages ; format 13,5 x 21 cm
Prix public : 13 euros
(rajouter 2 euros de frais de port)
L’un des 30 ex. de tête accompagné d’un CD :20 euros
 
 
 
Que sont les écrans ? Qu’est-ce qu’ils font autour de nous ? Où est-ce qu’on est pendant tout ce temps ? Est-ce qu’on est bien dedans, c’est-à-dire en soi ? Qu’est-ce qu’on y fait ? Est-ce qu’on y naît ? Est-ce qu’on y parle, y souffre, y aime ? Est-ce que les écrans sont nos nouveaux corps, notre nouvelle maladie ? Est-ce qu’avoir un corps c’est forcément être dedans ? Est-ce que le soi n’est pas plutôt du dehors ? Mais que faire alors du malade, de cet être qui pousse son temps en dedans ? Est-ce que cette maladie qui le pousse hors de lui, hors du malade, c’est-à-dire hors de ce lui « interné » dans les choses extérieures, fait alors, seule, face aux corps-écrans ?
 
l’auteur
 
 
Né en 1965, Charles Pennequin fait partie de la nouvelle génération des poètes, ceux pour qui le travail d’écriture s’accompagne de performances orales.
Découvert par Christian Prigent, il se présente comme un « poète qui fait des poèmes simplifiés ou standards, des poèmes délabrés et des improvisations au dictaphone.Travailleur de lui-même à travers la parole de l’autre, il se dit écouteur de sa propre mort dont il n’a plus de nouvelles depuis la naissance. »
Co-animateurs de revues plus ou moins éphémères , Charles Pennequin accumule depuis 1997 livres , enregistrements sonores et lectures/performances.

- extraits -

tous les bouts des
bouches des mondes
des bouts de
bouches des mondes
des chiures en tout
le monde en bas tout
bas d'en bout les
bouches des chiures en
tout le monde et le petit
le moi la bouche à moi petits
ici les bouts plus bas et moi
en bas plus bas
les chiures

détente
malade bureau
polyvalent salle de soins
office lingerie bureau médical

vous êtes ici 

(...) 
 

 

  
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:27
Dans la collection Vents Contraires
aux Editions VOIX
 
 
 
 
2ième trimestre 02
ISBN 2-914640-21-8
108 pages ; format 13, 5 x 21 cm.
prix de l’ex. courant : 13 euros
(rajouter 2 euros de frais de port)
 
Aa (ou Ach ou Au comme fayard ou fau) ou aa : c’est le nom premier et la voyelle double. C’est l’eau et le cairn. C’est le fleuve et la lave, d’aval en amont et vice versa. Il y a un Aa en France, un au Danemark, un en Russie, deux en Bavière, trois dans les Pays-Bas, cinq en Westphalie, six en Suisse. Parfois le aa s’ajoute à un nom propre comme Chaa ou à un nom commun comme aameublement dont les 32 boucheries topiques ont été écrites du 17 février 2000 au 10 novembre 2001.
 
Lorrez-le-Bocage. 1er avril 2000. Fête des plantes. Sur papier achrome hygiénique légèrement taché d’un charcutier de la vallée Créçoise, grand prix international et médaille d’or au concours du Meilleur Boudin noir et produits à base de sang à Ransart en 1996./
 
Le cochon est omnivore.
Le cochon est encyclopédique.
Tranche de lard et pâté de campagne.
Que faire du Boucher ?
(…)
 
L’auteur
 
 
Peu d’éléments, à vrai dire, pour présenter Claude Dehêtre. Disons qu’il est né à Châlons sur Marne il y a un certain temps déjà et qu’il vit et travaille, depuis un certain temps déjà, dans l’agglomération melunaise.
Pour ce qui est de la bibliographie, nous ferons tout aussi court. Il y a bien eu un livre en 1975, chez Pierre-Jean Oswald, mais c’est un peu loin pour en parler. Claude Dehêtre dirige, depuis un certain temps déjà, ( les indices s’accumulent) la revue La Grappe. Il a collaboré aussi à quelques autres revues. Juste en passant.
Disons alors que Aa est son premier livre. Que c’est un très bon premier livre. Pour la suite, rien n’est trop sûr. Ce qui reste sûr c’est Aa. Et là, autant en profiter.
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:12
dans la Collection Vents Contraires
aux Editions VOIX
 
 traduit de l'américain par Béatrice Machet
 
2ième trimestre 02
ISBN 2-914640-15-3
108 pages ; format 13, 5 x 21 cm
Prix de l’ex. courant : 15 euros port compris.
 
Joseph Bruchac dédie ce livre à tous ceux qui pour regarder la terre n’ont pas recours aux cartes. Ces textes tout droit tirés de son héritage Abenaki, sont un témoignage mais aussi une réflexion sur la notion de frontière : un terme cher au mythe de la conquête de l’Ouest qu’il convient de remettre en question sous l’éclairage des évènements mondiaux contemporains.
Ce livre est tout à fait représentatif de ce qu’on appelle aujourd’hui littérature indienne : ni description de la déchéance de certains de leurs frères, ni trahison de leurs cultures orales, mais bien émergence d’une littérature résolument consciente d’une identité riche et bien vivante.
 
La rivière aussi chante avec nous
les jours s’allongent,
longs comme la mémoire des racines
pénétrant loin sous la terre .
 
L’auteur
 
Joseph Bruchac vit au pied de la montagne Adirondack à Greenfield dans le Nord de l’état de New-York, là où ses grands-parents maternels, membres de la Nation Abenaki, l’avaient élevé.
Auteur de récits de fiction autant que de poésie, Joseph Bruchac est présent, seul ou en collaboration, dans plus de cinq cents publications et dans une soixantaine de livres. Il a fondé avec sa femme Carol la maison d’édition The greenfield Review Press et dirige la revue The Greenfield review. Il est certainement, aux USA, celui qui connaît le mieux la poésie amérindienne et ses auteurs, qu’il défend ardemment.


- extraits -

L'histoire de Léo,  Réserve d'Akwesasne 1990.

Il y a cette chose.
Nous l'appelons Glouton,
sauf que celui-ci était sous l'eau.
Une fois, quand il était petit,
j'allais pour plonger
quand je le vis en train de guetter.
Je ne suis pas allé à l'eau

L'hiver dernier il était là,
sous la glace.
Le chien de Jimmy Forest
se trouvait près du trou,
il l'attrapa d'un coup
et lui déchiqueta la tête.
Il y avait du sang là-bas,
du rouge partout sur la glace.

Oui, une fois
nous étions sur un bateau
et nous pouvions voir des bulles
remonter à la surface de l'eau.
L'endroit d'où venaient les bulles se déplaçait.
Nous savions qui était là.

(...)

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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 15:04
Collection Vents Contraires/VOIX éditions
dirigée par Alain Helissen.
 
 
                                                                                                                                                         premier trimestre 2003
ISBN 2-914640-28-5
108 pages ; format 13, 5 x 21 cm
prix public : 15 euros
(frais de port inclus)
 
Georges Hassoméris pratique indifféremment divers modes de livraison de la pensée/Poème : ceux qui lui sont propres (invectives, déboulon/nades, vers de rouge etc.), comme ceux que recoupe la « nébu/leuse poésie/Action » à laquelle il participe, censément é-margé, hors des poncifs génériques (…) Son écriture procède essentiellement par rapprochements, liaisons, articulations qui sont autant d’élé/ments périodiques constitutifs d’une base rythmique à la conjonc/tion du souffle, de la logique & d’éléments sémio/graphiques perturbateurs. Cette écriture ne cesse par ailleurs de prendre appui sur la texture & la volumétrie des boucles textuelles qu’elle constitue.(…)
-         extraits de la préface de Cyrille Bret-
 
L’auteur
 
Georges Hassoméris est probablement d’origine grecque. Il n’a jamais avoué son âge qu’à sa mère. En tout cas, il fait encore très jeune, surtout quand il se produit avec le groupe Boxon ou quelque groupe punk comme Anarkotik. Parmi diverses œuvres, on citera De l’Amour, 32 Pole Positions, Ateliers d’Atlantide, 1993 ; Il & toujours Big/Bang désormais, Ed. du Rewidiage, 1999 ; Tombeau de Dionysos suivi de Plinthe (s) d’Ariane, Poésie/Rencontres, 1999 ; Hymnes de ste Eulalie, Livre d’an/Artiste, 2001. Georges Hassoméris a, parmi d’autres dimensions non définissables, une dimension sonore que l’on peut retrouver sur quelques CD et vidéos réalisés en collectif.

- extraits -

ENCOMION (=éloge) DU PHILOSOPHE ALLEMAND M/HEIDEGGER

Martin Heidegger, tu n'&s plus.
Sûr de ta propre mort, instruit de tout,
Tu &s venu à Athènes pour enseigner
La philosophie aux Grecs, & nous, tes fils obéissants,
Nous, Hellènes & Athéniens, Eléates ou Ioniens,
Ceux qui portaient le monde sur leurs épaules,
Ceux qui portaient l'étonnante responsabilité historique
D'avoir fait naître & surgir contre eux la dialectique
Socratique (quelque part entre Abdère & Léontium),
Nous qui, chassés par les invasions perses,
Quittâmes nos grandes cités d'Asie mineure
pour essaimer sur tous les rivages de la Méditerranées,
Ceux qui, plus tard, fondèrent l'Académie platonicienne
& le lycée péripatéticien,
Ceux qui enseignaient sous le Portique peint,
Ceux qui erraient comme de très grands Chiens blancs
A travers toutes les rues d'Athènes,
Ceux qui philosophaient dans le jardin d'Epicure,
Nous tous, tes fils obéissants, emplis de gratitude,
Sacrifiant aux lois les plus sacrées de l'hospitalité,
Dans le simple & noble but de te remercier,
T'avons révélé, aux mystères de Dionysos,
LE SECRET DE LA CHOUCROUTE BAVAROISE GARNIE...,
Que tu emporteras avec toi dans la tombe !

(...)
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 14:55
Collection Vents Contraires/VOIX éditions
dirigée par Alain Helissen.
                                                                 premier trimestre   2003
                                                                                                                     ISBN 2-914640-29-3
106 pages ; format 13, 5 x 21 cm
prix public : 15 euros
(frais de frais de port compris)
 
 
 
L’acteur géographique de pendant smara est le journal d’une traversée qui n’en finit pas de s’écrire.
Progression immobile, crevassée ça et là par des flashes, des mirages.
Mais si un basculement s’opère au moment où Smara – ville fantôme, réelle ou illusoire – semble atteinte, l’effort quotidien peut soudain pâlir, perdre de sa réalité au profit des mirages.
 
 
Du même auteur :
 
Parmi les dernières publications :
GRIO Village double, Al Dante, 1999 ; Ejointé, Electre, 1999 ; La dauphinelle, Trame Ouest, 2001 ; La Jeunesse d’Hercule, Editions Derrière la Salle de Bains, 2001 ; Pulps, Ed. Spectres Familiers, 2003 ; Echo Echo, les témoignages récits, et confessions que vous avez aimés (1993-1998), Ed. MeMo, 2003 ;  Machine manifeste, essai, Ed. Léo Scheer, 2003. Nouvelles Impressions d’Afrique ou Le LIVRE même, postface à la mise en couleurs de Nouvelles Impressions d’Afrique de Raymond Roussel, éd. Al Dante, 2004 ; Le Bazar de l’Hôtel de Ville, éd. Al Dante, 2006. ; Mar/cel Duchamp 2 temps 1 mouvement, éd. Les Presses du réel, 2006 ; Jacques, viens te coucher ! in Vox Hôtel, éd. Néant, 2006.

- extraits -

à présent elle enfile un tailleur bleu poudré et remonte le processus de fabrication devant les grands miroirs  tou é le nuaje souvan o un par le milië du alor un gran térin é limite dé ou dèrière lé arbre é une sur èkstansion la ou larière kèlke é instan ki osibiin le drapé la une sur lé négatif une vile dé le fotografe é pandan létajeman un tou lark de la klarté é pui de é mème létan un vriyeman la alor é la lumière dimanche 30 mars 6 heures et demi du matin nui é toutantière é pourtan la ou klèrièrétaleman le é suspan de la é avèk parseke la voi la é le étireman é tou le troupo la route ke ki le fosé é lé le andeor raïy mé ofon le fon de mé é lékuri pluzier kèlke é brui mintenan linprésion le la lukarne avegle ki pui dèstruksion lekèl paviyon de le lèspase é puiske nudité nous sommes situés dans un quartier central mais calme, près des musées et des canaux  ou bruskeman lé plante seleman lé animo lé é lorske lange véjétale une ou é koupe a la mème dedan é la min kèlke ou alor dénoué lakèle é rido le de lékla de é kontre la dan la moulure kan é okun dun le blan ou é kome un du le kou é prèske de lé sheve noir le é van la par élonbre sur le mé un tapi sepandan ke juste é déshirure ou sièl lé du le un vide leki de la shanbre tous pa asé lé tije du é toujour de dedan le é solèy nui soudin dotan ke la tète koike lourde le é isi  même é le trou de devan

(...)
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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 14:45
Dans la collection Vents Contraires/VOIX éditions
 
 
 
 
-Selon vous, M.Demarcq, pourquoi Rimbaud
a-t-il cessé d’écrire ?
 
-Selon moi, M.Journaliste, parce que la poésie
ne le faisait plus rigoler, mais plus du tout…ses
écrits de commerçant le suggèrent.
 
-Alors, pourquoi ces tableaux d’après ?
 
-Comme un rappel : il n’est de poésie qu’à s’en
moquer ; et sans doute n’est-il de Rimbaud que
pour railler mes variations.
 
-Qui sont pour le moins primitiv…-istes.
 
-Si le réel, M. Journal, prime sur la littérature…
 
-Mais Rimbaud était cultivé !
 
-Lire n’empêche pas la vie ; ça peut même aider
à ne pas s’en laisser conter par les discours d’époque.
 
-Vous préférez vos franches fictions ?
 
-Pour que les choses soient claires !
 
______________________________
 
112 pages ; format 14 x21
prix : 15euros (port compris)
 
Commande et règlement à :
Alain Helissen 53 rue de l’Entente 57400 Sarrebourg
(chèque à l’ordre d’Alain Helissen)
 
-extraits-
 
Cher Rimbe,
 
Je t’écris de la jeune Oise, tu t’en souviens ? À genoux dans la bruyère : gazon sans fleurs, ormeaux, sapins, noisetiers, dans un brouillard d’après-midi tendre et vert. Débrouillard, n’as-tu donc trouvé personne pour te tendre un verre, que tu t’en es allé voir Chypre, Alexandrie, le Yémen, l’Ethiopie ? Le désert, c’est ici, Arthur, les sables vierges, tu l’as écrit. À quoi bon péripler sous les tropiques ? Avec les attentes aux aéroports, les guides malpolyglottes, les tracasseries des autorités, et les chambrières douteuses, à la nuit… J’ai lu tes lettres, chère âme. Suis passé par chez ta mère et ta sœur, ai marché toute la journée. À présent je rêvasse, vautré dans l’herbe en bordure de la forêt de Saint-Michel. Non loin, la rivière roule ignorée, en des vaux, des vaches, dévotions étranges, avec l’abbaye proche.
Attends que je me lève. L’Oise n’est pas encore bien large ni profonde. Juste une jeunette qui se tortille à mes pieds, telle une promise ; pas la gaillarde poursuivie par les péniches en rut de Gonflans-Sainte-Honorine ! À Hirson, un peu plus bas, elle reçoit son premier fiancé, qui s’appelle rien moins que le Gland. (…)
*
 
Aller où boivent les vaches, marmonnais-tu. Mais viens-y donc en Thiérache ! T’attrapes l’Oise à Conflans. Tu laisses Auvers à Vincent et ses corbeaux. Puis c’est Creil, Compiègne, etc. La première vache que t’aperçois, paissant pesamment au bord de l’eau et fientant fière tous les vingt pas : t’y es ! race d’oiseau voyageur.
Demande-lui donc où je me cache, à la vache. Elle secoue ses oreilles, pleine d’un lent rythme d’haleine. Elle tire une longue, jusqu’aux narines, langue rose-yaourt à la framboise. Et elle gambille un pas de valse, gazelle à panse d’éléphant. Puis de ses grands yeux vagues, elle te regarde, et tourne sa jolie tête au hasard de quelque part.
-         Là-bas, sous le pommier ? te demandes-tu.
-         HHOON…est sa réponse.
-         Sous le charme alors, près de la haie ?
-         HONHOON.
Voilà ce que bavent les vaches, Arthur. Avec tous leurs tuyaux de ruminants, les vaches…vont communiquant. (…)
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Présentation

  • : Le blog de Alain Helissen-Poésie
  • Le blog de Alain Helissen-Poésie
  • : BLOG de "poésie". Vous y trouverez une présentation des ouvrages d'Alain Helissen mais aussi des ouvrages publiés dans la collection "Vents Contraires" qu'il animait chez VOIX éditions/Richard Meier jusqu'en 2010. Actualités également du cycle de rencontres poétiques "Pontiffroy-Poésie"qu'il coanime avec Vincent Wahl à la médiathèque Verlaine (Pontiffroy) à Metz. Et infos diverses.Liste des recueils et revues chroniqués.Liste d'ouvrages de poésie (d'occasion) mis en vente, Présentation de nombreux livres d'artiste réalisés seul ou, le plus souvent, en duo avec un(e) plasticien(ne).
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