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23 février 2008 6 23 /02 /février /2008 13:12
 Collection Vents Contraires
VOIX éditions
 
 
Bruno FERN
 
111 points de contrôle
 
 
Quitte à relancer, qu’il y ait de la minutie là-dedans,
voire une tendance quasi maniaque à prendre les
choses à la lettre, ce qui permettrait au moins, dans le
même mouvement, de déceler des pannes dans la langue,
des fuites dont l’origine demeure en grande partie inconnue,
le tout aboutissant à une forme d’égarement.
 
ISBN 2-914640-69-2
Format 14 x 21 cm ; 84 pages ; 12
(rajouter 1 € de participation aux frais de port)
 
COMMANDE à :
 
Alain Helissen, 53 rue de l’Entente 57400 Sarrebourg
(chèque à l’ordre d’Alain Helissen)
 
 
  -articles-
 
De la langue qui compose les livres, peu d’écrivains songent à lui faire passer un contrôle technique. On ne s’étonnera pas, alors, qu’elle puisse essuyer des pannes, avoir des fuites dont on cherche vainement l’origine. Pour son premier livre Bruno Fern a pris soin de vérifier minutieusement l’état de cette langue, en la soumettant, excusez du peu, à 111 points de contrôle. C’est sans doute exagéré. Mais l’examen a le mérite de livrer quelques constats désopilants, par exemple : la langue aussi a son frein mais le plus souvent elle n’appuie guère dessus et fonce sur le premier venu. Élément par élément, Bruno Fern construit ici comme un texte à tiroirs. Il en rassemble les parties sans notice d’assemblage en admettant un résultat un peu décousu tant la langue qui fourche qui fourgue des mots souffre de failles en son système. Et ces 111 points de contrôle sont autant de petits pavés disséminés, malgré leur numérotation, dans un imbroglio indéfinissable, sens devant derrière et inversement. Pas de « colonne vertébrale », donc, à quoi se rattacher pour donner corps au texte, mais une forme avouée d’égarement ou d’errance. L’auteur dresse en fin de volume une liste « d’emprunts » à quelques poètes, que l’on retrouve discrètement – et savamment – mélangés aux vers. Il se tient quant à lui à l’écart, c'est-à-dire dans les mots, ceux dans lesquels il tombe comme l’autre dans la potion. Et s’il voudrait la tenir la syntaxe en faire du solide (…) le vers se dérobe et n’en finit pas dans la phrase de créer de l’espace. Les 111 points de contrôle, on l’aura compris, sont probablement plus nombreux encore.
 
Alain Helissen
(paru sur Sitaudis)
 
 Ce premier livre s'inscrit dans la logique de jeux du fragment. De cette haute tradition, que l'on connaît par les restes laissés par l'histoire (Héraclite) à la forme aphoristique que René Char donna à certains de ses livres, persiste l'idée d'une forme serrée comme un poing, tenace et compacte, grenade où le sens demeuré en retrait explose. C'est bien à cet équilibre vacillant et précaire que fait directement référence, par son titre, les 111 points de contrôle, puisqu'il importe dans son écriture la logique même de resserrement et d'affirmation que convoque le fragment. Nous entendons là cette sorte d'éthique revendiquée : "chacun formant (sans garantie) un fragment intégral/ une// pression qui s'ajoute d'autant plus que le jeu est à/ rechercher."

Emmanuel Laugier :  Le Matricule des Anges, N°91; mars 2008.

A la fin tu es là comme un mécanicien lyrique
Il y a une certaine folie chez Bruno Fern, pourtant tout semble parfaitement maîtrisé. nous avons d'ailleurs devant nous 111 points de contrôle. Et nous en faisons l'examen. Ou plutôt, ce sont ces mêmes points qui effectuent notre contrôle, testent notre lecture et taquinent notre langue. Car il s'agit bien de langage dans ce livre, de failles verbales, de syncopes syntaxiques ou d'apories au creux des mots : " Une fondation de lettres par la parole / donnée reprise en un mot comme en cent". C'est là toute la question de la trace et Bruno Fern jongle sur quatre-vingts pages avec la formule. Et il en a le sens. Sa poésie n'est pas un exercice, ni une fabrique et même si le jeu est partout présent, la technique n'avale pas l'idée et le texte n'en demeure pas moins très incarné:"de même qu'un corps fait des trous / dans la langue les / creuse de ses propres mots".

 

Mathieu Brosseau

publié dans CCP, N°17 ; mars 2009.- extraits -

22

pour mieux la tenir la
syntaxe en faire du sol
ide longuement à la recherche d'un corps
qui serait conducteur ou d'un
fil puis
celui du vent fera l'affaire
ou des viscères aussi
bien pris dans l'engrenage dont nulle
roue n'est visible de là
où nous fûmes placés
(moi en tout cas)

en réalité de qui filtre / est filtré le neutre ne figure pas au catalogue
car l'intemporel n'est pas plus dans les tempes
que dans les noms le vers
n'est qu'un point de fuite

(...)


 
 


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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 13:26
VENTS CONTRAIRES
Force 18
 
Une anthologie présentée et établie par Alain Helissen
 
 
 
À l’aube de l’an 2000 naissait la collection
de poésie Vents Contraires que me confia Richard Meier.(VOIX éditions)
Sept ans plus tard et après la publication de dix-huit livres,
pour autant d’auteurs, j’ai voulu marquer cette première étape d’une trace.
L’anthologie Vents Contraires revisite, à travers quelques extraits,
les livres de la collection. Mais elle propose aussi,
pour chacun des auteurs en question,
des textes inédits.
Elle devient le catalogue singulier de 18 poètes d’aujourd’hui.
L’un d’entre eux, Michel Valprémy, manque depuis
peu à l’appel. Je lui dédie cette anthologie.
A.H.
 
Patrick Dubost Jean-Pierre Bobillot Alain Helissen Hubert Lucot Lucien Suel Serge Ritman Véronique Vassiliou Michel Valprémy Jérôme Game Charles Pennequin Claude Dehêtre Joseph Bruchac Georges Hassomeris Jacques Sivan Jacques Demarcq Jean-Luc Lavrille André Gache Bruno Fern
 
 
VOIX éditions :
Format : 13,5 x 20,5 cm ; 102 pages ;
Prix : 13 euro (frais de port inclus)
Règlement par chèque à joindre à toute commande.
 
Commande à adresser à : Alain Helissen 53 rue de l’Entente 57400 Sarrebourg 



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Vents Contraires, force 18
Anthologie établie et présentée par Alain Helissen
 
        À l’aube de l’an 2000 naissait la collection de poésie Vents Contraires chez VOIX éditions. Sa direction fut confiée à Alain Helissen. Sept ans plus tard et en suivant un rythme de parution plutôt irrégulier, elle affiche néanmoins 18 livres à son actif pour autant d’auteurs publiés. Afin de marquer ce premier parcours – la collection, il faut le préciser, continue – Alain Helissen a souhaité réunir une anthologie. Vents Contraires, force 18 se propose d’abord de revisiter le chemin parcouru en reprenant, pour chacun de ses auteurs, 2 pages extraites du livre paru dans la collection. À ces 2 pages rétrospectives succèdent 3 pages inédites, le plus souvent faisant partie d’un chantier en cours. 5 pages, donc, par auteur. Des informations bio-bibliographiques complètent l’ensemble que précède une introduction. Vents Contraires, force 18 n’est pas simplement le catalogue d’une collection de poésie. En rassemblant 18 poètes d’aujourd’hui, l’ouvrage a voulu donner un aperçu, certes parcellaire, d’une création poétique actuelle aux multiples facettes. Loin de tout sectarisme marqué, il offre à la lecture des textes très différents, même si certains de leurs auteurs se sentent de réelles affinités. Une collection, écrit Alain Helissen en préface, c’est aussi une liste, une somme d’ouvrages qui cohabitent dans cette même liste, peut-être sur un même rayon de bibliothèque. Ses auteurs sont comme des voisins de palier. Certains s’ignorent, d’autres nouent des relations. Vents Contraires, force 18 n’est pas une anthologie ordinaire, elle illustre le choix d’orientation d’une collection singulière. Elle comporte 18 noms se suivant par ordre de parution : Patrick Dubost, Jean-Pierre Bobillot, Alain Helissen, Hubert Lucot, Lucien Suel, Serge Ritman, Véronique Vassiliou, Michel Valprémy, Jérôme Game, Charles Pennequin, Claude Dehêtre, Joseph Bruchac, Georges Hassomeris, Jacques Sivan, Jacques Demarcq, Jean-Luc Lavrille, André Gache, Bruno Fern. L’un d’entre eux, Michel Valprémy, s’est éteint peu de temps après avoir rendu les épreuves à corriger de son texte, extrait d’un livre à paraître en 2008. L’anthologie lui est dédiée.

article
Vents Contraires / Force 18

Alain Helissen livre ici une fameuse récolte. Fil conducteur : le trou. La plupart des textes émanent de nos très contemporains, de ceux qui fouillent la langue, la font vivre et l'influencent irrémédiablement. De Dubost à Fern, en passant par Bobillot « ...casse-tête grandeur Nature : /Dames, maïs, Labyrinthe / WOODLAND / TOUTES DIREXIONS / DU BON TEMPS & RIEN D'AUTRE... », Helissen, Lucot, Valprémy, Suel « Sus / Gémis quand j'avilis / J'émaille caravansérail... », Game, Pennequin « madame bovary c'est moi c'est ce que je dis et je dis que bovary c'est ce qui a dedans je veux dire c'est ce qui sort c'est le moi qui sort ou bavary et madame... », Sivan « ...gonfleman é désante du blë feye détasheman détour lé é voile sièl o loizo voi dé é pasaje... », Gache « ...Etions dans la langue j'l'étirons j'l'étrons en lanières à angles aiguisons j'la découplons... », Ritman, Dehêtre, Bruchac, Hassomeris, Demarcq, Lavrille...dix-huit auteurs dont une seule femme, Véronique Vassiliou. De chacun trois pages inédites de poésie phonétique, journalistique...Indispensable pour qui, visionnaire attentif, veut savoir de quoi seront empreintes les écritures de demain.

Nadine AGOSTINI
CCPN°16 ; octobre 2008.

 
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:58
FAIX
revue artistique et littéraire
 
 
 
La revue FAIX est née en 1979. Co-animée par Richard Meier, Alain Helissen et Hubert Saint-Eve, elle a exploré le champ artistique et littéraire et inventé le concept de "secondarisme", repris dans un manifeste hors-série, aujourd'hui épuisé.
L'aventure s'est arrêtée en 1982, après dix livraisons. La dernière, N° double 9/10, réunit environ 80 participants dans une gerbe finale de couleurs et de textes, autour du thème "La Narration vous change la vie".
 
Numéros encore disponibles :
 
FAIX N°¾ ; Quelques jours plus tard nous posions davantage de charge ; avec les contributions de Jean-Pierre Faye, Rolf Staeck, Robert Blass, Hubert Saint-Eve, Richard Meier, Max Genève, Annagret Soltau, Isaac Pomié, Aloys Ohlmann, Alain Helissen, Luis Da Rocha, Fernand-Joseph Meier, Alain Catalan, Michel Muschert.
230 pages ; format 18,5 x 21 cm ; prix : 15 euros
 
FAIX N°5 ; Bucoliques/Les petits oiseaux chantent parce qu’ils ont peur ; avec les contributions de Robert Blass, Alain Catalan, Luis Da Rocha, Jean-Pierre Faye, Alain Frontier, Alain Helissen, Richard Meier, Fernand-Joseph Meyer, Patrick Le Nouène, Jacques Roubaud, Hubert Saint-Eve, Daniel Schwartz, Alain Simon, Dominique Thinot, Jean-Pierre Verheggen, Jean Vodaine, Jean-Louis Wilhelm.
164 pages ; format 18,5 x 21 cm ; prix : 11,50 euros
 
FAIX N°6/7 ; Dernière nouvelles de l’après-midi ; avec les contributions de Fernand-Joseph Meyer, Alain Thierry, Alexandre Bonnier, Jeanne Gatard, Alain Catalan, Robert Blass, Gérard Arseguel, Gérard Laplace, Richard Meier, Annie Renaud, Alain Helissen, Raymond Boutou, Raymond Bozier, Jean-Paul Albinet, Hubert Saint-Eve, Arno Schmidt.
190 pages ; format 18,5 x 21 cm ; prix : 12 euros
 
FAIX N°9/10 ; La Narration vous change la vie-thème-enquête ; Altaïo, Anseeuw, Arts, Baladine-Howald, Bauchet, Bernard, Bizeul, Blass, Bobillot, Bozier, Bugeon, Busto, Calens, Catalan, Chichorro, Combet, Compagnon, De Cortanze, Coulange, Dachy, Darol, Da Rocha, Darras, Deguy, Dhénin, Delcombre, Deluy, Demarcq, Devolder, Diesel, Douté, Douzant, Duchêne, Dugain, Fardoulis-Lagrange, Fourquet, Frontier, Gamot, Gatard, Gattinoni, Guermann, Giroux, Hauc, Hayat, Helissen, Hubaut, Husel, Jeanjean, Julien-Laferrière, Giffreux, Van Kleef, Lecerf, Martaix, Massé, Meier, Meyer, Montels, Moreau, Muschert, Nève, Noël, Novarina, Ohlmann, Peeters, Pennager, Poivret, Rivais, Robinet, Roux, Saint-Eve, Simon, Snyers, Sternjacob, Thierry, Thupinier, Tillier, Tirel, Touba, Trassard, Uclès, Vargaftig, Verheggen, Verjux.
176 pages ; format 21 x 27,5 cm ; Plus de quarante alugraphies originales en couleurs et N/B ; prix : 15 euros (Attention,ce N°9/10 est en voie d’être épuisé)
 
COMMANDE à adresser à : Alain Helissen, 53, rue de L’Entente F-57400 Sarrebourg.
(Rajouter 2 euros pour frais d’envoi.)
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:51
Les Poétrous
[extraits]
 
IMG-copie-4.jpg

 
Il y a entre les mots
des trous
dont tu ne parles pas
 
ils sont l’empreinte
de ta langue
 
par où parfois
ses relents montent
 
            *
 
Partrout
tu laisses
des traces
 
des signes
de passage
 
tu crois écrire l’unique
lui déjà fléché
par tous les poétrous
de la troubu !
 
             *
 
Sur le chemin
il n’y a que
silence
 
et le bruit
de tes pas
entre les trous
 
et que
la queue
frétrouillante
 
pour
te faire
signe
 
    *
 
Vocation
tu n’as pas
poétrou
de garder
la ligne
continue
 
mots aux
trousses
va
 
jusqu’à
provoquer
le grand caranmotage
 
le choc frontal
avec
la langue
apprise
 
      *
 
Laisse l’es
                pace
ce blanc qui
                 croit
 
prolonger
l’émission
 
ainsi que du
trounnel
son bout
 
         *
 
Puise au fond
du trou
l’enfance engloutie
en de troubles
os si durs à
can
ter
 
Casse leur
la fi
gure de
style
 
Sans glotte
langue
ne dit
ni
ne
ment
 
   *
 
De ta voix
ondulée
ne retiens que
l’introunation
 
l’épaisseur vocale
le soufle
à sa limite
l’expi
ration
 
     *
 
Tout trou
commande
à le boucher
un autre
trou
 
Et toi
tu l’entreprends
la vaste trouerie
 
que tous les noms
n’iront jamais 
porter 
ni 
tous
les sons
ar
trou
cu
lés
 
 *
 
Cavale
poétrou
 
Trace
voix
en dents
de scie
 
Va perdre
la meute
au-delà
de tout
pays règle
mentaire
 
       *
 
No’mans langue
prou languant
le dernier
troumissile
connu
 
 IMG_0001-copie-1.jpg
(4 ième de couverture)
 
Les Poétrous, par Alain Helissen
Collection Vents Contraires, Ed.VOIX.
100 pages ; format 13,5 x 21 cm ; avec des collages originaux de l'auteur;
14 euros l’ex.courant (+1,85 euro de frais de port)
Les exemplaires de tête sont épuisés.

Commande à l’auteur : Alain Helissen, 53 rue de L’Entente F-57400 Sarrebourg
 
Bruno Cany a lu Les Poétrous :

J'ai trouvé ce livre drôle et tendre (= non dénué de tendresse), si vous me le permettez.
Drôle, cette oblitération de la langue posée comme essence de la poésie : forer la langue de façon récurrente, obsessionnelle, compulsive serait le propre du travail poétique.
Je ne suis pas très sensible d'ordinaire aux jeux de mots (car gratuits et faciles), mais là le jeu touche à l'essence de la poésie (donc l'essentiel est atteint au cœur) et de plus sur un mode drôle (donc rare).
Emouvant son résultat (son effet sur le lecteur).
J'ai été sensible à certains néologismes (je ne les ai pas noté).
J'ai trouvé certaines images d'une grande force poétique (ainsi l'énigmatique : « Quand trou / va mal / rappelle tes oiseaux » ; ainsi encore : « le trou du sens / domicile fixe », qui dit si explicitement le trou du sens chez le sans domicile fixe, pour lui comme pour nous).
Mais j'ai surtout été touché par la grande musicalité de votre langue (la deuxième strophe de votre parodie de du Bellay : deux merveilleux alexandrins - c'est si rare aujourd'hui !), en particulier, dans cette poétrou des petits pieds, par ce que l'on pourrait appeler vos lignes musicales :

sans
do
mi
si
le
fixe (p. 42)

ni
fa
si
la
chanter (p. 48)

J'ai donc passé, grâce à vous, une excellente soirée poétique, et je vous en remercie !
Cordialement à vous,

Bruno Cany


(courriel adressé le 29/04/2008 )
e-mail : alain.helissen@live.fr
blog : http://alainhelissen.over-blog.com

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:47
Alain Helissen & Jean-Pierre Verheggen
 
METZ in JAPAN
Voix éditions

IMG 8721 
 
Invités à intervenir dans le cadre de l’été du livre, à Metz
en 2003, Alain Helissen et Jean-Pierre Verheggen ont choisi
METZ in JAPAN
comme plate-forme de travail.
 
D’abord destinés à constituer un journal unique de très
grand format, exposé aux Beaux-Arts de Metz en juin 2003, les
metzologismes se sont accumulés jusqu’à se prolonger par leur publication
en livre.
 
Délocaliser une ville entière, c’est le pari, ou plutôt le « metz » fou, que
proposent ici Jean-Pierre Verheggen et Alain Helissen.
 
Plus que des metzfaits répréhensibles, le lecteur messin − ou messin malgré lui, comme
eût dit Metzlière − voudra bien les considérer comme d’innocentes metztrapolations littéraires.
Quant aux lecteurs extra-metzros, ils pourront visiter METZ IN JAPAN avec
des yeux émetzveillés par tant de metztravagances.
 
Metz fallait-il le préciser ?
 


[Extraits]
 
Metz ta physique dans la sienne !
Bon sang, metz c’est bien sûr !
Metz où est donc Ornicar ?
Des prometz, toujours des prometz, on veut des actes !
Le metzcénat n’est plus ce qu’il était !
Atmetzphère, atmetzphère, est-ce que j’ai une gueule d’atmetzphère ?
Le metzcontentement est général.
C’est un self-metz-man, il est sorti à Metz tout seul !
Avec sa gueule de metztèque, il se metzestimait à tel point qu’il ne sortait jametz tout seul.
(…) 

Amis metzcovites bonjour !

Bienvenue à Metz

 

Un metz, metzdames et metzsieurs,

Comme on n’en fait plus

 

Le metz plus ultra !

 

Metz go !

 

 Metz-y la main au palmier !

Metz tes mains sur ses hanches !

Metz ta physique dans la sienne !

Metzcalade la !

Metz oui c’est ça !

Metz c’est bien sûr !

Metz comment donc !

Metz certainement !

Metz pourquoi pas !

Metz évidemment !

Metz au contraire !

Metz pas du tout !

Metz parfaitement !

Metz c’est moi qui…

Metz je vous en prie !

Metz non !

Metz j’espère bien !

Metz j’y compte bien !

Metz n’espérez pas vous en tirer comme ça !

Metz c’est tout à fait normal !

Metz c’est la moindre des choses !

Metz ne me racontez pas n’importe quoi !

Metz c’est faux !

Metz vous divaguez !

Metz quel remue-metz nage !

Metz c’est ignoble !

Metz laissez-moi vous expliquer !

Metz comment l’avez-vous su ?

Metz c’est une ineptie !

Metz c’est complètement dissymetztrique !

Metz il faut remetzdier à ça !

Metz c’est comme ça !

Metz ce n’est que partie remise ! 


Metz in Japan, Alain Helissen & Jean-Pierre Verheggen
format  14 x 21 cm ; 100 pages.
ISBN 2-914640-51-X
EAN 9782914640510
Prix : 15 € port compris (sauf hors-France)
Commande à Alain Helissen
(règlement par chèque à son nom)



Jean-Michel Marche   a lu "Metz in Japan"


Jean-Pierre Verheggen, "metzsie" de la langue "déprogammetz", et Alain Helissen, "metzre" es poésie-action, nous voilà, "metzdames" et "metzsieurs", à la suite des "Domémetz" et autres "metznestrels" (tous "metzritants", ne soyons pas "metzquins"), avec leurs "intermèdes" télévisuels, introduits dans une kermesse médiatique qui n'en finit pas de mettre à mal le vocabulaire. "Dammetz" ! En attendant la suite ("metz" ne vendons pas la "metzche"), Jean-Pierre et Alain font si bon ménage qu'ils nous mettent les "zygometziques" à contribution (directe ?). Au pays du "sommetz" couchant, japon sur l'oeil, ils ne bâtiront ni routes ni ponts, et sans regrets ni sushis, dans la quiétude de kyoto, parions qu'ils iront même jusqu'à retoquer Tokyo. Mais pour quels jeux ?

publié dans "Le Sel", bulletin du Centre Régional du Livre de Lorraine ; N°24, janvier 2010. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:41
 
 
 
 
…Rétablissez votre cohérence cardiaque
Et pavez votre vie de bonnes émotions …
 
 
24 pages ; format 15 x 21
Prix : 6 €, port inclus
idp éditions ; les hors-série du 22.
Ce livre est épuisé.






 
[Extraits] 



Au cœur du cerveau siège le cerveau émotionnel
appelé aussi
cerveau limbique
 
 
  
     Connecté au corps
plutôt qu’au cortex
le cerveau émotionnel
ne parle ni ne pense
 
Ce n’est pas lui
qui produit la poésie
 
Mais il exerce
un contrôle sur
de nombreuses fonctions
physiologiques
 
Par exemple sur
le rythme cardiaque :
 
le cœur a des raisons de s’emballer
que la raison n’emballe pas
 
Par exemple sur
la respiration :
 
seuls les branchiés
peuvent respirer
sous l’eau
 
Par exemple sur
la tension artérielle :
 
en tête à tête
se chercher des poux
 
Par exemple sur
les sécrétions hormonales :
 
Donnez l’hormone aux nécessiteux
Dieu vous la rendra
 
 
 
Par exemple sur
le système digestif :
 
Quand grêle l’intestin
la cacastrophe survient
 
 
 
Par exemple sur
le système immunitaire :
 
Abonnez-vous
à Norton anti-virus
et surfez tranquille
 
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:39
La vraie vie, c’est la littérature, a écrit Proust dont la vie, providence de Painter et de quelques autres, a été de la vraie littérature. D’autres vies possibles étaient racontées dans les livres, nous dit l’un des narrateurs d’Alain Helissen. La vie à quelques pas. Mais comment la vivrait-il, dès lors qu’il n’avait pas cessé de la lire ? Vraie vie et fiction ne peuvent s’exclure que momentanément, l’une est la condition de l’autre et une fiction peut en cacher une autre. Titre d’un roman de Rousselot : un train en cache un autre. Helissen parle justement de train du récit. Son décor, son allure ? Ici, on dirait une nouvelle, mais il y est question d’écrivains, en particulier de ceux qui n’écrivent pas de livre. On se demande donc une fois de plus où l’on est, ce qu’on lit, et l’inquiétude (à moins qu’on ne l’appelle ressort, suspense ou humour) ne tombe pas quand on nous dit qu’il faut des artistes pour égayer les fonctionnaires, quand le dialogue se met à ressembler à une enquête, puis celle-ci à une drague, et quand enfin le narrateur s’esbigne, nous laisse en plan : le train arriverait-il à destination ? Train fantôme. Moi voyageur illusoire. Je descends à la prochaine histoire.
Dialogues et échanges de correspondance entre auteur et revue ou éditeur, récit de tournage, poème écrit entre deux chapitres, fait divers affectant un personnage puis le narrateur qui devient héros d’une fiction qui n’intéresse personne, arguments, fictions théâtrales et autres scènes, Helissen multiplie les formes, de préférence dialoguées, et retourne chacune, la déstabilise, la déconstruit, l’interroge, peut-être pour lui faire avouer que, comme l’écrivait Pierre Klossowski cité en exergue d’un chapitre, on n’est jamais là où l’on est mais toujours là où l’on n’est que l’acteur de cet autre que l’on est.
 
François Huglo
Diérèse N°31-déc.2005.
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:37
Alain Helissen
La Narration vous change la vie
 
 
Qu’est-ce qu’une histoire ? Qui raconte quoi, pour qui, pourquoi ? Alain Helissen a réuni les fragments de scripts, de scenarii, de brèves, de scènes, de dialogues, de prises de vue, d’extraits, de courriers, d’annonces, d’enchaînements, de coupures, de débuts, de fins, d’annexes, de confidences, d’avertissements, d’intercalaires, de dédicaces, d’argumentaires… qui sont autant de sujets de récits possibles, passés, présents, futurs, présentés avec la distance narquoise de celui qui ne saurait croire à ces sornettes, mais qui les échafaude avec un soin tout particulier, soucieux de véridicité, scrupuleux de plausibilité, excité par tant de virtualités, conscient de la force incommensurable de tout récit bien construit. L’objet à l’œuvre ici est le texte en cours d’écriture, sa venue, ses prolégomènes, ses prolongements inattendus, son fil d’Ariane, le feuilleton de ses avancées imperturbables dans le désir du lecteur captif. Helissen prend un malin plaisir à bifurquer sans cesse, aussitôt le décor planté : il conseille au lecteur la plus grande méfiance car la fiction a popularisé des stratagèmes efficaces pour orienter la pensée du consommateur de faux-semblant ; il lui prédit un sort funeste s’il se laisse guider par une machine littérature affolée. Coupez !
 
Christian Arthaud
CCP N°12

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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:34
 

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Alain Helissen est très au fait de la création poétique contemporaine, des divers mouvements qui cohabitent, depuis le nouveau réalisme jusqu’au post-surréalisme en passant par la poésie ludique ou la poésie lyrique. Il a publié en juin 2003 pour la revue « Ecrire & Editer », un dossier qui a fait date et qui a constitué un inventaire très précieux et ouvert : Alain Helissen fait partie des poètes d’aujourd’hui qui revendiquent une totale liberté d’expression.
Né en 1954 et vivant à Sarrebourg en Moselle, il a co-fondé la revue « Faix » dans les années 80. il est chroniqueur dans différents périodiques et directeur de collection aux Editions VOIX. Son œuvre personnelle est également variée et originale. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages, dont le dernier est intitulé : « la narration vous change la vie ».
Il s’agit d’un ensemble de récits qui mettent en scène leur propre processus d’élaboration. Comment écrire une fiction ?, s’interroge l’auteur. A cette question sérieuse, qui pourrait faire l’objet d’un traité pesant et grave, Helissen a choisi de répondre en mêlant les fictions, en passant d’un dialogue à un extrait de lettre ou à une scène de série B…Au total, 45 textes qui se télescopent ou se complètent. C’est virevoltant. C’est souvent très drôle et jamais ennuyeux. A chaque fois que le lecteur se sent embarqué dans une narration de longue haleine, ce diable d’auteur trouble le récit, le fait rebondir ailleurs et propose une perspective tout autre. La fiction rebondit toujours là où on ne l’attend pas. Avec ses histoires inspirées et surtout ses figures libres, le narrateur repart constamment à l’aventure, tambour battant. Bref, la fiction nous change la vie. C’est là la grande qualité de ce livre.
 
Bruno Sourdin 
Ouest-France, le 18/01/06

La narration vous change la vie
éd. Comp'Act
144 pages ; 21 €
Commande à l'auteur :
Alain Helissen 53 rue de l'Entente
57400 Sarrebourg
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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:32
 
 
En deux mots comme en cent j’ai beaucoup aimé vos récits. J’ai suivi dans un constant éveil les démêlées surprenantes, inattendues, parfois très énigmatiques, de vos personnages avec la fiction qui leur donne un semblant d’être ou les escamote et dont ils sont plus d’une fois eux mêmes les producteurs, les inventeurs : tous ces télescopages entre une multitude de voix indifférentes au principe de non contradiction sont autant d’expériences humoristiques – ou fort graves – sur les paradoxes de l’écriture .
J’ai particulièrement aimé les textes où l’aventure prend une tonalité nocturne, inquiète, angoissée. Je pense par exemple à cette superbe adresse à une bohémienne (« Claire nuit »), un poème en prose qui a toutes les résonances d’un sortilège : votre texte réactive le mythe de la gitane à la fois tragique et démoniaque, avec un art extrêmement subtil des glissements, des surimpressions, des superpositions d’images et de tonalités ; il le réactive et le transmue complètement puisque – selon la stratégie générale de votre livre – cette bohémienne mystérieuse, maîtresse du feu vouée à l’errance, règne aussi sur « l’encre noire », puisqu’elle est elle-même productrice d’un livre, une des figures de l’auteur : les sortilèges du poème sont ainsi l’espace d’un jeu séculaire qui en décuple les miroitements.
Même gravité, même puissance d’envoûtement dans beaucoup d’autres pages. Ainsi « d’un instant l’autre », poème douloureux de l’éclatement, de la scission temporelle et d’une solitude que la mémoire découvre irrémédiable puisque l’Autre – le double ? – n’a jamais été au rendez-vous de l’instant. Il est très beau que l’écriture, quand elle tente de conjurer le vide, soit contrainte d’y reconnaître son espace originel. Tel est le rapport fondamental entre le narrateur et les personnages de sa fiction : dans « Le héros virtuel » le texte inaugure un prestigieux voyage aux résonances parfois baudelairiennes ; un voyageur prend naissance ; voici toute une aventure et de mystérieux paysages marins, une aventure que génèrent « les accidents horizontaux du voyage. Mais le personnage sera impossible à suivre jusqu’au bout, il échappe, son identité est « rompue ». Le récit n’appartient pas à son auteur ; le reprendre, le continuer, sera peut-être la tâche d’autres scripteurs – ou du lecteur peut-être ?– Si la fiction « change la vie » c’est pour y instaurer l’inquiétude, l’impermanence, la perpétuelle surprise, mais aussi l’inexorable sentiment d’une fragmentation aléatoire.
Voilà quelques impressions de lecture, un peu rapidement confiées à ma lettre. J’aurais pu aussi vous dire mon plaisir de voir la fiction écrite interférer avec celle des films, les machinations du texte confondues avec celles du plateau de tournage. Merci donc pour votre livre.
 
Avec mes sentiments les meilleurs.
 
Jacques Douté.
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  • : BLOG de "poésie". Vous y trouverez une présentation des ouvrages d'Alain Helissen mais aussi des ouvrages publiés dans la collection "Vents Contraires" qu'il animait chez VOIX éditions/Richard Meier jusqu'en 2010. Actualités également du cycle de rencontres poétiques "Pontiffroy-Poésie"qu'il coanime avec Vincent Wahl à la médiathèque Verlaine (Pontiffroy) à Metz. Et infos diverses.Liste des recueils et revues chroniqués.Liste d'ouvrages de poésie (d'occasion) mis en vente, Présentation de nombreux livres d'artiste réalisés seul ou, le plus souvent, en duo avec un(e) plasticien(ne).
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